Tizi-Ouzou - A la une

Tizi Ouzou veut avancer



Tizi Ouzou veut avancer
Une approche nouvelle commence à voir le jour dans la gestion de la collectivité locale dans la wilaya de Tizi Ouzou.En visite, hier, dans les daïras de Tigzirt et Makouda et la veille à Ouaguenoun, le wali, Brahim Merad, compte donner un nouveau souffle à la dynamique du développement local par une nouvelle démarche qu'il vient d'initier. Des commissions de suivi sont donc mises sur pied afin de dynamiser l'ensemble des segments de la vie économique, sociale et culturelle à travers les communes. L'annonce a été faite lors de sa visite dans la daïra d'Ouaguenoun.En fait, la démarche ne peut pas tomber mieux, car la situation est tellement inquiétante qu'un coup dans la fourmilière se fait de plus en plus nécessaire. Rien que lors de sa visite d'avant-hier, dans la daïra d'Ouaguenoun, Brahim Merad a eu à constater de visu des anomalies dans la gestion des projets et de leur attribution aux entreprises.La réalisation d'un établissement du secondaire aura coûté à l'Etat un budget de 731 millions de dinars soit 7 milliards et 310 millions de centimes. Une enveloppe qui a attiré l'attention du wali qui a considéré qu'elle était excessive. Le cas n'est pas unique.En plus de ces anomalies avérées, le wali a eu à constater d'ailleurs, depuis son arrivée dans la wilaya, des retards injustifiés dans la réalisation des chantiers. Même les projets structurants n'ont pas échappé à cette tendance à l'inertie.La pénétrante qui reliera la wilaya à l'autoroute Est-Ouest n'a connu une accélération des travaux de sa réalisation qu'après les menaces du ministre des Travaux publics de résilier les contrats avec l'entreprise réalisatrice et de faire le ménage parmi les responsables du secteur dans la wilaya.Notons au même sujet, que les commissions en question ne seraient vraiment utiles que si elles répondaient à la question lancinante des oppositions qui frappent un grand nombre de projets de développement.Le phénomène: Une véritable paralysie dans la dynamique du développement. L'autre question par laquelle le citoyen aura à juger de la réussite de ces commissions réside dans la réponse aux multiples fermetures des sièges des mairies, des daïras, des entreprises de services comme la Sonelgaz et l'ADE.Dans toutes les communes, les citoyens n'ont comme moyen de se faire entendre, que ce procédé mêlé à de la violence. Le citoyen aura donc à juger de la pertinence de ces commissions, par l'instauration de nouveaux canaux de dialogue, entre lui et les responsables qui remplaceront la sourde oreille et les fausses promesses. A l'évidence, les 12 commissions en question seront jugées de leur efficacité par le wali que si vraiment les vraies préoccupations des populations lui sont transmises.Enfin, il est à rappeler que cette approche n'est pas tout-à-fait nouvelle, mais elle a déjà été mise en oeuvre à Ouaguenoun même, par l'ancien président d'APC, Ali Belkhir. Ce dernier avait en effet, dès son élection, mis sur pied une commission composée de représentants de la société civile et surtout les présidents des comités de villages de sa commune. Cette commission même sans statut juridique, prenait part aux réunions de l'exécutif communal et de délibération.


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