Grogne chez les partenaires sociaux
Rien ne va plus à l’ENIEM de Tizi-Ouzou, l’un des fleurons de l’industrie de la région et aussi l’un des géants de l’électroménager à l’échelle nationale.
En effet, promise à la privatisation, l’entreprise de l’électroménager ENIEM, sise dans la zone industrielle d’Oued Aïssi, connaît des remous, les partenaires sociaux ruant dans les brancards. Le syndicat d’entreprise affilié à l’UGTA, nouvellement installé, s’est effectivement réuni avec le comité de participation de l’entreprise, le 19 septembre courant, au siège de l’entreprise, pour examiner l’avis d’appel d’offres paru dans la presse et portant sur la privatisation de l’ENIEM. Ils profiteront de l’occasion pour dénoncer l’opacité dont a été entourée toute l’opération de préparation du processus de privatisation de l’entreprise, la non association des partenaires lors de l’élaboration des documents, et surtout, selon le syndicat d’entreprise, le mépris affiché vis-à-vis des travailleurs et de leurs représentants. Par conséquent, les partenaires sociaux rejettent dans la forme et dans le fond le processus de privatisation enclenché. Cependant, ils rassurent les travailleurs de leur disponibilité à sauvegarder la pérennité de l’entreprise en ne ménageant aucun effort pour défendre leurs acquis et leurs droits.
L’ENIEM, ce fleuron de l’industrie en Kabylie, emploie des certaines de travailleurs qui, aujourd’hui, se montrent inquiets de leur avenir. Des employés rencontrés à Tizi-Ouzou ne cessent de se poser des questions quant à leur devenir une fois la privatisation décidée. Autant de questions que les pouvoirs publics devraient essayer d’éclairer en rassurant, s’il le faut, les travailleurs qui, en principe, devront sauvegarder leurs emplois quand bien même les éventuels repreneurs ne se sont pas encore prononcés sur le sujet.
En tout état de cause, la privatisation ne saurait en aucun cas signifier le renvoi des travailleurs; bien au contraire, il se pourrait même que l’entreprise double son potentiel de production d’où, éventuellement, une augmentation des effectifs. Il reste cependant que les travailleurs attendent des explications afin d’être rassurés.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com