La description
qui nous a été faite par un citoyen concernant les conditions déplorables dans
lesquelles exercent les agents des services de l'inspection et ceux de la
recette des impôts à Ouled Yaiche
ne nous a pas bien préparé à ce que nous avons découvert.
En effet, une
fois sur les lieux, nous nous sommes rendu compte que la situation était plutôt
catastrophique et que les employés, s'ils continuaient à venir pour travailler,
sont à féliciter. Déjà, dès l'entrée des bureaux situés dans les vides
sanitaires d'un bâtiment de la cité des 1000 logements d'Ouled
Yaiche, une odeur nauséabonde vous accueille, provenant
des égouts qui y ‘transitent' et qui se déversent dans des regards que nous
devons enjamber pour entrer. Une pénombre humide et irrespirable nous accueille,
comme les milliers de citoyens qui s'y rendent pour retirer un document
quelconque. Dans un recoin, nous découvrons un employé derrière un bureau, sous
un plafond qui risque de s'effondrer à tout moment et où le soleil ne pénètre
jamais. Des tas de dossiers sont déposés sur le bureau et le bas des armoires
est laissé vide car, dès qu'il pleut, le parterre est inondé et les documents
risquent d'être perdus. Dans un autre bureau d'à peine 2 m x 3 m, trois bureaux sont collés
l'un à l'autre et les trois agents qui y travaillent bougent à peine car il n'y
a plus de place pour le faire. Et ce sont quatorze fonctionnaires qui vivent et
travaillent dans cette atmosphère qui sent le renfermé et l'odeur des égouts
qui traversent les bureaux de bas en haut, entraînant toutes les eaux usées du
bâtiment vers les canalisations situées au-dessous des bureaux. Le plus
ahurissant dans tout cela, c'est que cette inspection, ou la recette qui lui
est contiguë et présente les mêmes caractéristiques, reçoit des centaines de
citoyens chaque jour car étant classée à la deuxième place de par le nombre de
contribuables qui y sont inscrits. Une dame, employée au sein de la recette, nous
informe qu'elle est devenue angoissée à cause de ce sentiment de claustrophobie
qu'elle ressent quand elle rejoint son lieu de travail et qu'elle doit passer
par une étroite ouverture pour pénétrer dans un bureau tout en longueur qu'elle
occupe avec six de ses collègues. Nous avons beau essayer
de décrire les lieux, nous ne pourrons peut-être jamais arriver à dire toute la
vérité sur cette situation qui est pire que catastrophique car touchant une
institution de l'Etat d'une importance vitale.
Enfin, et pour la
petite histoire, un citoyen nous raconte qu'un jour de grande pluie, c'est le
propriétaire d'une camionnette qui a effectué une marche arrière avec son
véhicule jusqu'à la porte de l'inspection afin que les fonctionnaires puissent
sortir sans s'enfoncer dans l'eau jusqu'au genou. Pourtant, nous apprenons que
l'ancienne caserne de la garde communale située dans la même commune est vide
depuis belle lurette et qu'elle pourrait contenir les bureaux de l'inspection
et de la recette d'une manière assez normale.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Nait Ali H
Source : www.lequotidien-oran.com