
Une fois de plus, le monde du travail s'agite à Tizi Ouzou. C'est le moins que l'on puisse dire eu égard aux multiples montées au créneau de nombreux collectifs de travailleurs depuis le début de l'année. Des professeurs de l'enseignement secondaire du nouveau lycée d'Aït-Yahia, relevant de la daïra de Aïn El-Hammam, 50 km au sud-est de Tizi Ouzou, n'ont pas perçu leur salaire depuis dix mois. 'Face à une situation aussi grave causée par cette violente et longue tempête de neige, je voudrais vous informer sur la situation dramatique que vivent certains enseignants et les professeurs d'enseignement secondaire intégrés le 28 mars 2011, exerçant notamment dans certaines localités en Haute-Kabylie', lit-on dans un communiqué transmis à notre bureau régional de Tizi Ouzou. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, voilà que cette tempête de neige qui a quand même duré presque deux semaines où plusieurs villages de la wilaya de Tizi Ouzou se sont retrouvés coupés du reste du monde et livrés à eux-mêmes, le drame de tous ces pères de familles est révoltant. C'est pour cela qu'ils ont tenu à dénoncer le calvaire insoutenable auquel ils font face ces derniers temps. 'En sus des souffrances vécues quotidiennement induites par les fortes chutes de neige ininterrompues, s'il fallait faire face, à l'instar de la majorité de la population aux blocages des routes, à la rareté des denrées alimentaires, au manque de bonbonnes de gaz et aux coupures fréquentes d'électricité et d'eau, nous les enseignants pour la plupart des pères de familles, nous affrontons dans une terrible solitude un véritable calvaire social. Sans salaire depuis dix mois, nous sommes contraints de quémander, le vocable est pertinent, parfois de façon humiliante, les moyens de notre subsistance', dira Aït Kaci-Azzou Belaïd, un enseignant, qui n'a pas été tendre envers la direction de l'éducation de la wilaya de Tizi Ouzou. D'ailleurs, il conclut son document ainsi : 'Mépris, indifférence et incurie, c'est le triptyque infernal sur lequel repose la gestion de la direction de l'éducation de Tizi Ouzou'. Il se demande 'comment une institution étatique dotée de suffisamment de ressources humaines et financières éprouve d'énormes difficultés à verser régulièrement les rémunérations mensuelles à ses propres fonctionnaires'. Enfin, il est à rappeler que les travailleurs de l'éducation avaient observé une journée de grève, au mois de janvier dernier, suivie d'une marche pacifique jusqu'au siège de la wilaya pour crier leur ras-le-bol et exiger une meilleure considération socioprofessionnelle.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samira BOUABDELLAH
Source : www.liberte-algerie.com