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Tizi Ouzou : les clubs de la commune menacent de recourir à la rue Sports : les autres articles



Tizi Ouzou : les clubs de la commune menacent de recourir à la rue                                    Sports : les autres articles
Le CRB Tizi Ouzou, la JS Boukhalfa, l'US Sidi Belloua, l'ES Sikh Oumeddour et l'US Tala Athmane, soit les cinq clubs relevant de la commune de Tizi Ouzou, menacent de recourir à des actions de rue.
En effet, ces 5 clubs, évoluant tous en championnat de wilaya, ont tenu, dans une déclaration rendue publique, à dénoncer «l'éjection arbitraire de la liste des bénéficiaires des subventions allouées par l'Etat aux associations sportives». Une liste dont ils ne font pas partie selon leurs dirigeants. Une déclaration dans laquelle ils s'estiment «estropiés par la mesure scélérate et déloyale des responsables de l'octroi des subventions». Comme ils ont tenu à désavouer et dénoncer «les affres bureaucratiques de l'APC et de la daïra de Tizi Ouzou», non sans accuser ces deux institutions d'être «l'axe du mal» et de pousser au «pourrissement de l'atmosphère du sport dans la commune».
Leur courroux, ils l'ont même exprimé à travers des banderoles accrochées au niveau de la passerelle du carrefour de Sikh Oumedour, sur la RN24, pour tirer la sonnette d'alarme et avertir les usagers de la route que cette dernière pourrait faire l'objet d'une fermeture dans le cas où les autorités locales ne répondraient pas à leurs doléances et éviter ainsi leur asphyxie, voire leur disparition, eux qui croulent sous de grosses dettes. «Nous risquons de mettre la clé sous le paillasson dans le cas où les subventions qui nous reviennent de droit de la part de notre commune ne nous sont pas versées», nous dira le président du CRB Tizi Ouzou. D'autant que, selon lui, cette situation dure maintenant depuis plus de trois années, l'APC de Tizi Ouzou n'ayant versé aucun sou dans leurs caisses. Des caisses qui sonnent vide, mais surtout qui enregistrent d'importantes dettes qui «s'élèvent pour certains d'entre nous à près d'un demi-milliard de centimes», soulignera de son côté son homologue de l'ES Sikh Oumedour.
Au point que, selon lui, «il leur arrive souvent de changer de route pour ne pas croiser les créanciers qui nous ont fait confiance.» Si bien que pour eux, il est question de faire venir tous leurs athlètes pour battre le pavé et occuper la rue. «Peut-être que c'est le seul moyen de se faire entendre», vociféra de son côté un dirigeant de l'USTA.Interrogé de son côté, le premier magistrat de la commune, Naguim Kolli, reconnaîtra le bien-fondé des revendications des clubs, mais ce n'est pas faute de volonté de leur verser les subventions auxquelles ils ont droit. «C'est vrai que les clubs sont frustrés de la quote-part de l'APC qui leur revient de droit, soit 4%, qui s'ajoutent aux 3% de la wilaya en matière de subventions des associations sportives et culturelles.
Et cela depuis trois années, du fait de l'ajournement à chaque fois du vote et de l'adoption du budget primitif de l'APC par l'assemblée», expliquera-t-il. Pour lui, le dossier des subventions a été bloqué au niveau de la DAL (Direction de l'administration locale) à la wilaya et non à la daïra, comme dénoncé par les clubs protestataires. «Cette direction a émis des réserves quant à ce chapitre. Réserves que nous sommes en train de lever et les clubs auront leur argent dans les jours à venir», conclura le P/APC de Tizi Ouzou sans toutefois donner de date précise quant à la fin des travaux de la commission mise en place pour étudier les réserves de la DAL. Affaire à suivre.
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