Le singe magot, menacé
de disparition il y a quelque temps, vient de connaître, durant ces deux
dernières années, une extraordinaire augmentation de sa population, avons-nous
appris des responsables du Parc national du Djurdjura (PND). A titre
illustratif, nos interlocuteurs ont indiqué que dans l'un des secteurs du PND, précisément
celui d'Ait Ouabane, dans la
wilaya de Tizi Ouzou, qui partage plus de 18.500 ha sur lesquels
s'étale ce parc, partagé avec la
wilaya de Bouira, leur effectif est passé de quelques
centaines à 5.000 singes magot environ, en moins de 2 années. Conséquence de ce
fort peuplement, les singes descendent jusqu'aux alentours des habitations pour
se nourrir notamment en s'attaquant aux vergers.
Cela inquiète les
habitants de cette zone à tel point qu'ils les abattent carrément, en absence
d'autres solutions pour lesquelles le PND attend les conclusions d'une étude
lancée depuis quelques mois, sur le sujet. Selon les explications fournies par
les mêmes responsables, le singe magot, espèce protégée, a occupé l'espace
laissé après l'exode massif des habitants pour raisons sécuritaires, en plus
des bouleversements observés dans l'alimentation des ces singes, devenus
dépendants de l'humain, notamment par les dépotoirs sauvages qu'il crées.
Par ailleurs, nos
interlocuteurs ont également fait part de menaces qui pèsent sur la protection du PND, en
tant qu'espace naturel, comme la prolifération des décharges sauvages, le captage
effréné des sources d'eau pour approvisionner les habitants, l'extraction de la pierre, l'exploitation des
carrières et les projets de créations de zones d'expansion touristiques sur le
territoire du parc. Comme ils nous aussi expliqué que les flux importants de
visiteurs, sur certains sites, ont des conséquences néfastes sur leur
préservation, tirant alors, la
sonnette d'alarme en direction des pouvoirs publics pour
trouver des solutions aux menaces et faire des propositions adéquates.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Nait Ali H
Source : www.lequotidien-oran.com