Tizi-Ouzou - Revue de Presse

Tizi-Ouzou-L'autorité se réapproprie l'espace public : Un acte applaudi



Tizi-Ouzou-L'autorité se réapproprie l'espace public : Un acte applaudi
Photo : Fouad S. La campagne de salubrité publique menée, depuis jeudi dernier, aux aurores à Tizi-Ouzou, ne cesse de marquer des points auprès de l'opinion publique locale. En effet, chaque jour qui passe et, au fur et à mesure que l’opération touche d’autres endroits de la ville, l’estime de la population pour l’autorité publique est grandissante. La dernière opération, menée au petit matin de lundi, et qui consistait à redonner aux piétons et aux automobilistes les trottoirs et la chaussée, jusque-là squattés, de la Rue de la Paix (actuellement Zidane-Amar) est à elle seule un symbole, comme le soulignera un citoyen rencontré sur les lieux : «Désormais, on pourra conférer à la rue sa véritable vocation, celle de la paix.» Une paix retrouvée à Tizi-Ouzou avec cet espace public que le citoyen redécouvre à nouveau. Un espace public qui, en quelques années, était devenu une jungle où les plus forts étaient les mieux servis et où tous les fléaux sociaux (drogue, prostitution, racket, vols et autres agressions) étaient monnaie courante. Ainsi, le nouveau wali, M. Bouazghi, aura eu le mérite de secouer le cocotier et de redorer le blason de l’autorité de l’Etat avec la venue express, le 24 mars, du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M. Ould Kablia, et du patron de la DGSN, le général Hamel. Une autorité ternie au lendemain d’événements douloureux où la force et la violence physiques avaient pris le pas sur la sagesse et le discernement. Une situation qui a vu les valeurs de la région inversées. Où le voyou était respecté pendant que la dignité du citoyen amoureux de sa région, de son pays était bafouée. Comme l’était aussi celle du policier ou du gendarme qui rasait les murs et dont la tenue ne valait que par sa  distinction du civil. Tant l’impunité faisait force de loi au nom d’une certaine stabilité.  Comme le soulignera l’élu FLN à l’ APW, M. Hanouti : «On n’a pas cessé de ressasser que notre région était sensible au point où cela nous a rendus insensibles à tous les dérapages et toutes les dérives que nous vivons.» Un aveu lourd de sens. Le citoyen de Tizi-Ouzou respire maintenant la liberté de se mouvoir dans son environnement. Liberté n’est pas trop fort comme expression lorsque l’on sait qu’il était sous le diktat de ceux qui imposaient leur propre loi, celle du talion au point où l’omerta était requise comme conduite si l’on ne veut pas subir les foudres de ces nababs de la ville. Ce retour de l’autorité à travers la fermeté des actions menées n’a pas eu cet effet de mettre à feu et à sang la ville, comme le remâchaient les tenants et les bénéficiaires de cette situation de non droit qui régnait dans la région qui ruminent aujourd’hui leur échec. Mais gare à leur réaction, car ils ne s’avoueront jamais vaincus et tenteront de reprendre du poil de la bête. C’est justement cet effet qui est appréhendé par la population locale qui souhaite voir ce retour à la normale durer dans le temps, voire se pérenniser. Les tenants de cette situation feront de sorte à tenter une incursion dans le chômage et la mal vie de ceux-là mêmes qui occupaient illégalement les espaces publics pour relancer leur machine diabolique et justifier le retour à l’émeute. Mais ils trouveront cette résistance citoyenne qui a envie de voir la région refleurir de son genêt et de son muguet et redécouvrir  à nouveau les doux parfums des senteurs de dame nature. Car le chômage est aléatoire lorsque l’on sait que de nombreuses entreprises privées n’ont pas trouvé de main d’œuvre pour mener à terme leurs projets.D’ailleurs, les opérateurs économiques et les partis politiques ont applaudi cette opération. Pour le député du RND, Tayeb Mokadem, «la population devrait soutenir cette opération et apporter toute l’aide nécessaire pour que le ville dont s’enorgueillissaient ses enfants retrouve ses splendeurs d’antan». Même son de cloche auprès de l’Union des commerçants de la ville : «Cette action redonnera aux commerçants, qui ont longtemps souffert de l’anarchie ambiante qui les pénalisait, le droit d’exercer normalement leur métier.»Ainsi, la ville de Tizi-Ouzou respire la joie de vivre. Et comme nous le dira un septuagénaire : «pourvu que cela dure.»
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