6 ans de prison ferme pour le principal accusé
L’affaire du détournement de près de un milliard de centimes au niveau des bureaux de poste de Draâ Ben Khedda et de Tizi-Ouzou a enfin trouvé son épilogue avant-hier, à l’aube, devant la cour de Tizi-Ouzou.
Les deux principaux accusés, H.M. et C.B. ont ainsi écopé respectivement de six ans de prison ferme et six ans de prison avec sursis, et d’une amende de 200.000 DA pour chacun d’eux. Les autres accusés de ce long et épuisant procès, soit 13 autres personnes, ont bénéficié de la relaxe.
L’affaire remonte au mois de septembre 2004 quand H.M., le principal accusé, a mûri un diabolique projet. Il aurait, selon certaines sources, fait la connaissance de C.B., une employée d’Algérie poste, à laquelle il aurait promis le mariage si elle l’aidait dans son entreprise. Ce qui fut fait. H.M. demande par la suite au commerçant A.A.H. de mettre à sa disposition son numéro de compte courant postal (CCP) car il attendait, avancera-t-il, une importante somme d’argent.Le commerçant accepte la proposition et donne à H.M. son numéro de compte. Aussitôt, l’employée des postes effectue un faux virement au profit de H.M. qui effectuera deux retraits à Draâ Ben Khedda et un troisième à Tizi-Ouzou, totalisant environ un milliard de centimes. Une fois l’argent en poche, H.M. se dilue dans la nature.
Entre-temps, les services d’Algérie Poste se rendent compte de la fraude et les services de la police judiciaire de Tizi-Ouzou déclenchent une enquête, laquelle aboutit à l’interpellation de plusieurs personnes, notamment l’employée du bureau de poste. H.M. sera arrêté, quelque temps plus tard, à Alger.
Entouré d’une pléthore d’avocats, les accusés présents à la barre ont essayé de donner chacun son explication. Pour H.M., le principal accusé, «ce mauvais coup est presque dicté par les circonstances» «Mon père, devait-il soutenir, est gravement malade et son état demande des soins fort coûteux en France (sic).» La postière niera évidemment toute tentative de détournement et assure qu’elle n’a jamais effectué de faux virement.
Les avocats de la défense ont fait force effets de manches pour essayer de « battre en brèche» le dur réquisitoire du procureur qui demande pour H.M. et C.B., dix ans de prison ferme, et à l’encontre de sept autres accusés, en majorité des employés d’Algérie Poste exerçant à Draâ Ben Khedda et Tizi-Ouzou, 7 ans de prison ferme. Pour les autres, le procureur a demandé 5 ans de prison contre deux prévenus et 3 ans contre trois autres.
La défense a surtout insisté sur le manque de preuves, et les avocats de H.M. ont essayé de s’appesantir sur le caractère « social « et la perte de repères de leur mandant devant la maladie de son père. Finalement, le tribunal est revenu avec des peines jugées assez «douces», surtout pour l’employée des postes. Cette dernière, en détention préventive, aurait été sujette, selon des sources, à deux dépressions. L’affaire qui a fait, durant septembre 2004, les Unes de la presse, a trouvé finalement son épilogue.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com