«Les corps communs ne sont pas et ne veulent pas être des martyrs», un slogan qui a été étalé hier à la direction des impôts de la wilaya de Tizi Ouzou, par le collectif des organisations syndicales des finances, des impôts, du trésor, des douanes, des domaines, du cadastre, du contrôle financier et de la conservation financière.
En effet, ce collectif, qui mène une grève nationale, revendique la satisfaction et la prise en charge de leurs problèmes socioprofessionnels. Interrogés sur l'enclenchement de la protestation, le secrétaire général du syndicat des travailleurs ainsi que le chargé de l'information, ont répondu que les travailleurs dans leur secteur sont «marginalisés» et leurs droits «bafoués». «Nous travaillons dans un secteur qui est considéré comme étant la deuxième puissance des rentes du pays après celles du pétrole, et nous voilà les derniers sur tous les plans», indiquent-ils.
Dans leur plateforme de revendications, les grévistes mettent en exergue, entre autres, quatre points fondamentaux qu'ils comptent faire aboutir. Il s'agit de «l'intégration des corps communs au corps technique», et à ce titre le syndicat demande à ce qu'il y ait un seul corps qui rassemble tous les travailleurs, «l'abrogation de l'article de la honte 87 bis de la loi 91/07», et enfin «l'alignement des régimes indemnitaires». Par ailleurs, le point le plus revendiqué par les grévistes est celui de l'augmentation des salaires qu'ils jugent «misérables».
Rencontré à la direction des impôts, un groupe d'employés, qui se partageaient leurs impressions quant à la grève, nous ont confié qu'ils attendaient cette action depuis très longtemps, car ils estiment qu'ils ont travaillé d'arrache-pied pendant de longues années, mais leurs efforts sont loin d'être récompensés. Une jeune employée à la recette, appuie les dires de ses collègues en déclarant :
«Nous travaillons à la recette, on connaît les montants qui y transitent et lorsqu'on les compare aux pauvre salaires que nous touchons, on se demande où va tout cet argent '». Un simple agent, ajoute la même interlocutrice, touche 15 000 DA. «Comment un père ou une mère de famille peut-il survivre avec une paie aussi misérable ' C'est dire que notre travail n'est pas reconnu», déplore-t-elle.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fatima Benamer
Source : www.letempsdz.com