Formation professionnelle inadaptée
La commune de Makouda aura son CFPA au mois de février prochain, selon les propos tenus par le ministre de l?Enseignement et de la Formation professionnelle, El Had Khaldi, lors de sa visite effectuée le 8 décembre dernier dans la localité. « A mon retour dans la région en février prochain, je dois retrouver des stagiaires à l?intérieur des salles de l?établissement en train d?étudier », dira fermement le ministre à l?intention des responsables locaux du secteur. D?une capacité d?accueil de 100 places pédagogiques réparties sur cinq spécialités, le nouveau centre de formation de Makouda, dont le gros ?uvre est terminé, attend toujours l?achèvement de la phase de viabilisation et d?aménagement de ses voies d?accès. En ce sens, le ministre a rallongé de 4 millions de dinars l?enveloppe initiale du projet qui était de 34 millions de dinars. « Jusqu?à présent, nous jeunes de Makouda sont contraints de suivre une formation à Tigzirt, Tadmaït ou Tizi Ouzou », nous disent des adolescents assis pas trop loin de la délégation officielle. « La plupart des stagiaires se voient contraints d?abandonner le cursus en raison de la cherté des déplacements et des frais engendrés », précise un jeune ne cachant pas sa joie de voir le CFPA ouvrir, enfin, ses portes prochainement. L?escale faite au CFPA de la ville côtière de Tigzirt par le ministre, a été l?occasion pour celui-ci d?appeler les responsables à « adapter les spécialités par rapport aux spécificités du marché de l?emploi de la région ». M. Khaldi cite en exemple les métiers liés à l?activité de la pêche (maintenance des équipements et des moteurs) et de l?hôtellerie. Pour l?heure, le CFPA de Tigzirt compte 450 stagiaires et près de 330 apprentis, mais « au mois de février prochain, nous prévoyons d?ouvrir de nouvelles spécialités de cuisine traditionnelle et d?agents d?accueil », nous dit un fonctionnaire de l?établissement. La même directive a été réitérée à Azeffoun où le ministre a insisté auprès du directeur du CFPA local pour axer les offres de formation sur les métiers en rapport avec la pêche, ceux du bâtiment et des travaux publics ainsi que l?agriculture. Des créneaux offrant des débouchés. Aussi, est-il demandé aux responsables locaux de « supprimer les sections de comptabilité qui ne forment que des chômeurs et de les remplacer par des formations manuelles ». Par ailleurs, la bourse de l?apprenti a été réévaluée à 1500 DA par mois, selon les déclarations de M. Khaldi. Une manière de réhabiliter la formation par apprentissage et motiver le jeune à opter pour ce mode de formation. Sans oublier que le maître d?apprentissage est censé verser à ce même apprenti un petit pécule mensuel. Mais cela est une autre histoire.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Abdenour Bouhireb
Source : www.elwatan.com