Hôte de la ville de Larbâa Nath Irathen, mardi passé, où il a participé à une journée d'étude sur l'image au service de la Révolution, Ali Haroune a choisi la ville natale de feu Abane Ramdane pour répondre aux 'nostalgiques de l'Algérie française'. Ali Haroune s'est demandé, encore une fois, pourquoi l'acharnement de ces 'nostalgistes' contre l'Algérie, auxquels il faut répondre calmement.
'Les politiciens français veulent faire croire que l'Algérie n'existait que depuis 1830. Pour eux, lorsqu'ils ont débarqué en Algérie, ils ont trouvé un pays vierge et se considèrent maîtres du sol. Ils croient que la Mitidja n'était que marécages à conquérir. Ce que ces nostalgiques de l'Algérie française oublient, c'est que, lorsqu'ils débarquèrent ils avaient trouvé un peuple', dira Ali Haroun et d'ajouter : 'Au débarquement, l'armée française avait mobilisé une armada de 6 000 navires et 30 000 hommes. Si l'Algérie était réellement vide, comme ils veulent le faire croire, un seul homme aurait suffi pour l'occuper. Mais on doit répondre sereinement et rappeler qu'il a fallu 17 ans de lutte pour que l'armée de l'Emir Abdelkader soit vaincue, non par le courage, mais par le niveau technique des armes utilisées par l'armée française, trop inégales'. 'Les généraux étaient pour la plupart issus des rangs de Napoléon. Une force qui avait occupé toute l'Europe. Ces généraux étaient venus avec une violence inouïe et un complexe des défaites de Waterloo et de Diên Biên Phu', renchérit l'orateur qui rappellera au passage cet 'acharnement à travers la bataille d'Icharidhène, le 24 juin 1857 et cette image véhiculée par ces généraux notamment Bigeard'.
'Le peuple algérien s'est défendu avec les armes parce qu' il n'en pouvait plus politiquement. Le FLN avait pris les armes lorsque la politique fut rejetée et c'est logique, car lorsque l'on empêche les hommes de parler et de marcher librement, ils finissent par prendre le fusil', renchérit l'orateur qui conclut 'les nostalgiques de l'Algérie française, disent que, sans eux, on n'aurait pas parlé si bien le français, mais qu'ils sachent que nous avons notre langue. Ils pensent que l'Algérie est leur 'uvre, c'est pourquoi la politique de la terre brûlée adoptée par l'OAS qui disait, nous avons tout construit donc nous allons tout détruire, ce qui est contraire à la politique de l'évolution. Depuis bien avant les Français, l'Algérie avait son Etat, sa structure, elle a mis le temps qu'il fallait, mais elle a su regagner sa liberté', dira au final Ali Haroune.
K. T
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kouceila Tighilt
Source : www.liberte-algerie.com