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TIZI-OUZOU Des villageois ferment le siège de la daïra de Tizi-Gheniff



Des dizaines d'habitants du village Ameddah, dans la commune de Tizi-Gheniff (wilaya de Tizi- Ouzou), ont fermé hier mercredi le siège de leur daïra.
Les protestataires dénoncent l'«absence d'une prise en charge des citoyens sinistrés suite aux dernières intempéries». «Des familles entières de nos concitoyens, auxquelles les services concernés, après constatation des dégâts occasionnés, ont signifié l'urgence d'évacuer leurs habitations, sont abandonnées à leur sort. Nos différentes requêtes auprès des autorités locales sont restées lettre morte. Pis encore, le chef de daïra, au lieu de rassurer ces citoyens traumatisés et désorientés, n'a pas trouvé mieux que de leur reprocher le fait d'avoir bâti sur des terrains soi-disant non constructibles. Or, ces malheureux villageois disposent d'un permis de construire en bonne et due forme», s'indigne le président du comité du village, M. Chikh. Les villageois se disent également «las des promesses mensongères des responsables locaux quant à la prise en charge de leurs revendications». Celles-ci consistent essentiellement en le revêtement du chemin desservant leur village, le raccordement au réseau de gaz naturel, la réfection et l'extension des réseaux d'assainissement et d'éclairage public ainsi que la réhabilitation du foyer de jeunes et de l'aire de jeux du village. De ce fait, ils refusent de dialoguer avec les responsables locaux et exigent «la venue du wali, qui est à même de répondre favorablement à nos doléances». Des banderoles sur lesquelles on pouvait lire «Des réserves de changes inépuisables, peuple misérable», «Ameddah sinistrés, des vies humaines en danger» ou encore «Travaux bâclés, argent détourné» ont été aussi accrochées au mur d'enceinte du siège de la daïra de Tizi-Gheniff. Les manifestants affirment, enfin, qu'ils sont «déterminés à ne pas quitter les lieux jusqu'à la prise en charge effective de (leurs) doléances».
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