En grève depuis un mois, les enseignants ont marché hier «Ulac smah ulach ! (pas de pardon)», c'est par ce slogan repris en boucle durant leur marche d'hier, que les enseignants affiliés au Cnapeste, Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l'éducation de Tizi-Ouzou ont exprimé leur détermination à ne rien lâcher et aller jusqu'au bout dans le conflit qui les oppose à la direction locale de l'éducation.En grève depuis presqu'un mois (le 20 novembre dernier), les enseignants affiliés à ce syndicat exigent toujours le départ de deux chefs de service au sein de l'académie, incriminés dans ce qu'il convient d'appeler l'affaire de l'enseignante d'une école primaire de Redjaouna, sur les hauteurs de Tizi-Ouzou violentée (giflée) par une agent de police de faction au niveau de la Direction de l'éducation au sein même des locaux de cette institution. Un geste considéré comme un acte de «hogra», un dépassement inadmissible, qui plus, est couvert et cautionné par ses deux responsables, seplaignent les grévistes, contre une enseignante venue demander un document administratif. Une cause que le Cnapeste a fait sienne aussitôt informé de l'affaire et de ses développements. Le syndicat a lancé un appel à la grève qui a paralysé de nombreux établissements du secondaire, du moyen et une partie des écoles primaires de la wilaya. «La dignité n'a pas de prix ; non à l'humiliation, oui à la dignité» font partie de la multitude de slogans clamés durant la marche d'hier à laquelle se sont joints des membres du Conseil national du Cnapeste par solidarité à leurs camarades de Tizi-Ouzou qui, tout en exigeant le départ des deux responsables au sein de l'académie, dénoncent l'instrumentalisation de la justice pour invalider leur mouvement de grève et la gestion qu'ils considèrent «calamiteuse» du conflit par les pouvoirs publics, notamment le directeur de l'éducation et le wali qui, regrettent les syndicalistes, ont gardé le silence face à une crise qui perdure, mettant en péril la scolarité de milliers d'élèves privés de cours durant presqu'un mois. Une situation qui a fait sortir les parents d'élèves dans la rue. Hier et avant-hier, plusieurs parmi ces derniers, à leur tête des représentants associatifs ont observé des regroupements devant le siège de la Wilaya pour exiger l'intervention du premier responsable de la Wilaya pour trouver une issue à la crise et permettre la reprise de l'activité pédagogique. Le wali, qui croit-on savoir, a reçu une délégation des parents d'élèves, a promis de prendre langue avec le ministère de tutelle en vue d'aplanir le problème. Hier, à l'issue de la marche qui s'est terminée par un sit-in devant le siège de la Wilaya, une délégation du Cnapeste devait être reçue par le premier responsable de la Wilaya ou son représentant, selon M. Ouaked, secrétaire général de wilaya de ce syndicat.
Une entrevue dont dépend l'issue d'un problème qui, regrette-t-on au sein même du syndicat enseigant, aurait dû trouver sa solution, il y a bien longtemps.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S A M
Source : www.lesoirdalgerie.com