Tizi-Ouzou - A la une

TIZI-OUZOU Meeting de Bouhadef, Zenati, Kerboua, Mammeri et Bouakouir



C'est sur l'esplanade de l'ex-hôtel de ville de Tizi- Ouzou et sous un soleil de plomb que Djamal Zenati, Ali Kerboua, M. Bouhadef, Djoudi Mammeri et Samir Bouakouir, des anciens cadres dirigeants du FFS, réunis dans une démarche de contestation et d'opposition aux options et choix politiques de l'actuelle direction du parti de Hocine Aït-Ahmed, ont tenu leur meeting.
Un meeting voulu comme celui de l'espoir, d'autant que sur le lieu choisi pour sa tenue plane comme un parfum de nostalgie puisque c'est sur cette même esplanade de l'ex-hôtel de ville qu'a eu lieu la lecture de la déclaration proclamant la naissance du FFS, il y a presque 49 ans, le 29 septembre 1963. «Nous proclamons aujourd'hui la renaissance du FFS sur le lieu même de sa proclamation en 1963», dira S. Bouakouir, convoquant ainsi une symbolique historique pour les besoins de l'argumentaire développé durant le meeting par les orateurs qui se réclament de la ligne dure d'un FFS radicalement opposé au pouvoir. Tout en se défendant de vouloir contrôler le FFS, les animateurs du meeting qualifient leur démarche de salutaire pour le parti «clientillisé» par la direction actuelle qui s'est compromis avec «l'aile la plus corrompue du pouvoir», dixit S. Bouakouir. Les cinq animateurs du meeting ont dénoncé, avec presque les mêmes mots, les dérives de ceux qui, à leurs yeux, ont pris en otage l'appareil du parti, les accusant d'avoir passé un deal avec le pouvoir. L'objet de cet arrangement n'est autre que la neutralisation et l'affaiblissement du FFS pour le détourner de son rôle historique de locomotive du changement et de l'alternative démocratique au pouvoir actuel, selon Zenati, pour qui l'expérience appliquée avec succès avec les islamistes du MSP est en passe d'être rééditée avec le FFS. «Le pouvoir veut casser le FFS pour empêcher toute possibilité d'alternative démocratique», dira en substance l'ex-conseiller politique d'Aït-Ahmed et son directeur de campagne lors de l'élection présidentielle de 1999 qui reproche à Ali Laskri et à ses amis de la direction de «tourner le dos aux idéaux du parti». Et de poursuivre, accusant, ceux qui veulent détourner le FFS du chemin tracé par Aït- Ahmed : «L'appareil du FFS vole au secours de l'Etat policier qui, de son côté, prépare l'Etat intégriste.» Pour D. Zenati, la configuration de la scène politique issue des dernières élections législatives est dangereuse pour l'avenir du pays, décelant même derrière les choix stratégiques de Bouteflika des velléités de remise en scelle politiquement de l'islamisme radical. «Les enjeux dépassent ceux d'un parti et ceux d'un appareil, c'est l'avenir de l'Algérie qui est en jeu», dira encore Zenati qui a dressé un bilan sombre des cinquante années de gestion du pays par les pouvoirs successifs. Pour éviter l'impasse, «faire barrage, dira Bouakouir, au système qui menace la stabilité du pays», il y a nécessité pour les forces et tous les militants qui luttent pour la rupture et le changement de se regrouper au sein d'un large front démocratique. L'idée de la tenue d'une conférence nationale sur la construction d'un pôle démocratique est lancée par les Zenati, Bouakouir, Bouhadef, Kerboua et D. Mammeri qui annoncent la poursuite de leur initiative politique. Des rencontres de proximité seront tenues avec les militants, rencontres qui auront comme objectif, la réhabilitation des idéaux du FFS.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)