
L'incendie qui a détruit une foire commerciale dans la soirée de dimanche à lundi pose de nouveau le problème des conditions déplorables dans lesquelles exercent les commerçants.Ces aires sombres et sans commodités élémentaires sont encouragées par les pouvoirs publics. D'ailleurs le ministre du commerce, en visite le lendemain à Tizi Ouzou, tout en éludant le sujet, a maintenu que l'Etat s'attelle «à réintégrer l'ensemble des intervenants dans les marchés informels pour se conformer aux règles régissant le secteur du commerce et en finir par là avec ce phénomène».L'alarme sonnée par cet incendie n'a pas semblé inquiéter le gouvernement, au contraire, Benyounès a explique : «Notre politique n'est pas l'exclusion de ces intervenants, mais nous visons plutôt leur intégration dans le marché formel». Ces nombreux espaces commerciaux précaires qui reçoivent quotidiennement des centaines de clients est une véritable plaie pour l'environnement et un danger permanent dans la cité.La ville de Tizi Ouzou et les principales localités de la wilaya sont livrées à des squats des espaces publics. Les professionnels n'ont pas cessé de poser leurs revendications ; ouverture de marchés de proximité aux normes et d'un marché de gros. Le ministre a promis de prendre en charge ces doléances qui remontent à des années.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saïd Gada
Source : www.elwatan.com