Tizi-Ouzou - Revue de Presse

Tizi-Ouzou



Marche des étudiants à l’occasion du printemps amazigh Ponctuant un cycle de festivités ouvert à l’occasion de la commémoration du 27ème anniversaire du 20 Avril 1980, les étudiants de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou ont organisé, hier matin, une marche pacifique depuis le campus de Hasnaoua jusqu’au siège de la wilaya. Formant des carrés (5) et veillant à ce que des «étrangers» à l’université ne s’y mêlent pas, la Coordination locale des étudiants (CLE) a organisé la marche qui sera pacifique de bout en bout. Des cadres et militants du RCD ont bien essayé d’imposer quelques slogans partisans, en vain, les étudiants voulant une marche bien à eux. C’est donc après maints conciliabules que le premier carré s’est ébranlé, vers 11h. Un cordon de sécurité interne à la CLE entourait les marcheurs afin d’éviter toute infiltration. La première banderole déployée devant les premiers marcheurs qui brandissaient également l’emblème national, disait haut et fort que la marche était estudiantine. Ensuite, vinrent cinq carrés brandissant chacun une banderole. Ainsi, celle du premier carré proclamait «Tamazight, langue nationale et officielle». Les étudiants criaient à tue-tête «Corrigez l’histoire, l’Algérie n’est pas arabe!» Ou encore : «Azekka tamazight tella tella !». Arrivé au carrefour du Djurdjura, face à ce qui fut le groupement de gendarmerie, les carrés observent successivement une minute de silence. La banderole du 2e carré proclamait «Pour la liberté d’expression», celle du 3e carré «Pour les libertés démocratiques», tandis que les 4e et 5e carrés proclamaient «Pour le respect des droits de l’homme» et «Pour la promotion de tamazight». Ils seront ainsi environ 4000 étudiants à sillonner la rue Lamali et la rue adjacente à la Maison de la culture avant de se rendre au siège de la wilaya devant lequel les marcheurs se disperseront dans le calme après avoir respecté une minute de silence. Dans sa déclaration rendue publique la veille, la CLE a tenu à affirmer qu’elle ne tolèrera aucun autre mot d’ordre que ceux arrêtés par elle et que «l’événement historique du 20 avril 1980 constitue un des principaux jalons de l’histoire du combat démocratique et identitaire en Algérie». Après avoir rendu un vibrant hommage aux aînés, qui «ont donné aux aspirations citoyennes leurs dimensions réelles», la CLE a aussi rappelé que «Tamazigh attend toujours que la revendication trouve son véritable répondant avec une officialisation pleine et entière et non pas une reconnaissance fictive».
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