
Les associations des enfants de chouhada de Tizi Gheniff et de M'kira, affiliées à la Fédération des fils de chahids (FFC), et la kasma des moudjahidine interpellent les autorités concernées afin d'approuver la liste nominative, reconstituée à plus de 95%, des 52 martyrs inhumés au carré d'Adila sur la RN68 à cinq kilomètres à la sortie de la ville de Tizi Gheniff. "À chaque fois que nous célébrons une date historique, nous espérons une solution à ce problème, mais à chaque fois, c'est la déception. Nous venons de fêter le 62e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale et nous avons fêté le 5 Juillet dernier le 54e anniversaire de l'Indépendance, mais, nous n'avons reçu aucune réponse quant à la prise en charge de cette doléance. Si ces responsables ont une autre liste de martyrs à proposer, qu'ils nous la montrent", s'insurge le représentant de la FFC de Tizi Gheniff, qui nous apprend que ce travail de reconstitution leur a pris des années de travail. "C'est un travail mené avec les parents de martyrs. Toutes leurs déclarations ont été consignées dans une déclaration sur l'honneur. Sur les 52 martyrs inhumés dans ce carré, nous en avons déjà identifié 42. C'est un travail de mémoire que nous avions mené avec patience et exactitude. À quand cette liste nominative '", s'interroge notre interlocuteur. Le maire, le chef de daïra, le responsable de l'ONM de Tizi Ouzou et le ministre des Moudjahidine ont été saisis par le wali au sujet de ce patrimoine culturel et historique en voie de disparition. Les protestataires avaient dénoncé, dans une déclaration publique, la destruction de sites chargés d'émotion et évocateurs de sacrifices douloureux, dans laquelle, écrivent-ils, il n'est en réalité qu'une conspiration visant le présent et l'avenir de tout un peuple et entrave l'édification d'un Etat de droit auquel ont aspiré nos valeureux chouhada. En outre, il est à rappeler que même la stèle du 1er-Novembre érigée au lieudit "Le boulevard" pour rappeler aux générations actuelles et futures la portée du déclenchement de la Révolution et le premier soulèvement des moudjahidine contre les colons et l'administration française dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954 qui a été détruite lors des événements du "Printemps noir" n'a pas été reconstruite à ce jour, en dépit des nombreuses réclamations des moudjahidine.O. Ghilès
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ghilès O
Source : www.liberte-algerie.com