Les élus locaux demandent depuis 2014 la réalisation d'un hôpital de 60 lits en faveur d'une population de 40 000 âmes, mais le projet en question n'a toujours pas été inscrit par les autorités.Face à l'évolution alarmante et aux chiffres de la Covid-19, l'APC et les onze comités des villages de la commune de Timizart (daïra de Ouaguenoun, à Tizi Ouzou) se sont rassemblés en coordination pour coordonner la prise en charge des malades atteints de Covid-19 et aussi pour définir la démarche à suivre pour mettre fin à la propagation du virus dans cette commune de 40 000 âmes.
À cet effet, cette coordination avait commencé par décréter un confinement volontaire le 23 juillet dernier, considéré comme une démarche responsable et citoyenne qu'il convient d'observer pour arrêter la chaîne de transmission du virus.
Cette mesure a été suivie par la fermeture du marché hebdomadaire, des mosquées ainsi que par l'interdiction de s'attabler dans les restaurants et cafés, la fermeture des salles de jeux et salles des fêtes et la limitation du nombre de clients dans les commerces et transports à 50%.
Dans le même sillage, ladite coordination avait appelé toutes les personnes présentant des symptômes et des signes de la Covid-19 à se déclarer aux structures de santé les plus proches pour une prise en charge rapide. En plus de ces mesures de sensibilisation, la même coordination a pris la décision de coordonner l'approvisionnement en oxygène au profit des malades de la région qui font face à la rareté de ce produit ainsi que l'acquisition de kits de tests antigéniques à mettre à la disposition du staff médical de la commune et encadrer les campagnes de vaccination.
À ce propos, le P/APC de Timizart, Lounès Djouadi, contacté hier, a tiré la sonnette d'alarme, estimant que sa commune est délaissée par les pouvoirs publics. "Nous attendons l'extension de notre polyclinique depuis 2012 en vain. Actuellement, notre commune fonctionne avec un centre de santé des années 90 !", a d'emblée expliqué le P/APC de Timizart. "En 2014, nous avons fait un choix de terrain pour la réalisation d'un hôpital de 60 lits, mais à ce jour il n'a pas été inscrit", a encore relevé M. Djouadi, qui a regretté encore le fait que l'immeuble de quatre étages mis par sa commune à la disposition de la direction de la santé pour l'aménager en polyclinique est toujours fermé. "L'étude, les fiches techniques et les délibérations de transfert de ce bloc au profit de la DSP pour l'aménager en polyclinique sont finalisées. Seulement, à ce jour, rien n'a été concrétisé", a regretté M. Djouadi. "Ce n'est pas normal qu'une commune de 40 000 habitants se retrouve dans une telle situation. Mes concitoyens, à l'instar des autres communes de la wilaya et même du pays, sont en train de courir derrière une bouteille d'oxygène pour sauver des malades, ce qui est inconcevable", a-t-il conclu avec amertume.
K. Tighilt
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kouceila TIGHILT
Source : www.liberte-algerie.com