Et Cain tua Abel. Le titre est bien choisi. Il sied vraiment au contenu du premier roman de Abderrahmane Yefsah. Le livre vient d'être édité à compte d'auteur car, pour un auteur qui vient juste de lancer les premiers jalons dans l'écriture, il n'est pas du tout aisé de dénicher un éditeur. Quand bien même son roman a été récipiendaire du deuxième prix Tahar Djaout du meilleur ouvrage en 2011. La prouesse que Abderrahmane Yefsah a réussi, c'est d'être parvenu à présenter aussi bien dans le fond que dans la forme, un roman de grande qualité qui n'a rien à envier aux livres publiés chez les grands éditeurs algériens. La couverture de l'ouvrage, sobre, est très esthétique, le choix des caractères et des polices d'écriture a été judicieux. Mais, c'est le contenu qui retient bien sûr l'attention du lecteur pus que tout autre chose. Le livre raconte la tragédie nationale. Le regard de Abderrahmane Yefsah est lucide. Le romancier de Tala Amara qui a été touché de plein fouet par cette tragédie, fait montre d'un vrai talent de narrateur. Son livre se lit d'une traite mais une deuxième lecture s'impose pour qui a vécu une ou plusieurs facettes des événements racontés par AbderrahmaneYafsah. Le roman doit être lu surtout par ceux qui ont vécu à Tizi Ouzou dans les années 1990. C'est un livre-thérapie sur lequel nous reviendrons plus longuement.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Aomar MOHELLEBI
Source : www.lexpressiondz.com