
Disponible depuis quelques jours chez les disquaires, Ad Am-hkugh, le nouvel opus de Ferhat Medrouh, est composé de huit titres sur différentes thématiques, notamment l'émigration.Plaisant et cool, le nouvel album de l'artiste Ferhat Medrouh est arrivé à point nommé. Ad Am-hkugh (Je vais t'avouer) est le titre de cet opus sorti il y a quelques jours. L'un des chanteurs kabyles les plus écoutés de ces dernières années de par son style assez particulier s'ouvre dans cet album sur de nouveaux textes admirablement agencés pour être en harmonie avec de nouvelles mélodies et musiques. Son avant-dernier album remonte à l'année 2014. Trois ans, c'est un peu long, mais c'est le temps nécessaire que s'est donné Ferhat pour s'accorder une vraie pause et rebondir ensuite. "Rien ne peut m'empêcher ni me forcer à composer. On ne choisit ni le sujet, ni le lieu, ni le moment. Je n'écris pas sur commande", reconnaît-il. Et d'ajouter : "Dès l'apparition de l'envie d'écrire, j'entame mon travail de composition, mais parfois, il y a un vide, je lâche. J'attends l'apparition d'un nouveau déclic." C'est ce qui explique ces reculs périodiques, ces éclipses de quelques mois, puis Ferhat nous revient en fanfare avec les succès que nous lui connaissons. Ad Am-hkugh est véritablement un grand succès qui sera, par ailleurs, le thème de ce clip enchanteur tourné en HD par le photographe Karim Sadi, avec des séquences filmées par un drone.Huit titres constituent son album qui arrive juste aux portes de l'été, la saison des vacances et des mariages. Ses chansons touchent aux thèmes sensibles, notamment l'amour, l'émigration. Ad Am Hkugh ; Ma d-kem ay-a ; A yaqcic ruh ; D nek aya id-yughalen ou Ad d-assen yeghriben... sont autant de titres qu'on peut écouter et réécouter sans se lasser. Des chansons qui peuvent durer dans le temps car les textes sont entourés de pudeur. Ferhat Medrouh a fait un travail de longue haleine pour choisir les mots qu'il faut, corriger le moindre détail. "Le métier d'artiste ne pardonne pas les erreurs. Je prends tout mon temps pour revoir mes textes", dira-t-il, lui qui s'inspire des artistes de l'ancienne génération qui pèsent les mots et le verbe. Ferhat Medrouh n'a pas forcé son destin pour se faire adopter. D'ailleurs, on perçoit à juste titre sa subtilité et son art de bien faire. Les résultats sont là : un produit musical choc. Les paroles et les musiques sont le pur produit de l'auteur. L'orchestre est constitué des meilleurs musiciens, à l'instar de Farid Yamani à la guitare, Dahmane Ben Dahmane au violon, M. Sorical à la percussion, Ferhat Medrouh à la mandole et du groupe choral constitué de Katia, Noria, Azzedine Tareb et Farid Yamani. À noter que cet opus produit par Massinissa à Tizi Ouzou est disponible chez tous les disquaires.KAMEL NATH OUKACI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : NATH OUKACI Kamel
Source : www.liberte-algerie.com