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Solidarité familiale et villageoise agissante envers les femmes Tizi Ouzou



Solidarité familiale et villageoise agissante envers les femmes                                    Tizi Ouzou
Photo : M. Hacène
De notre correspondant à Tizi Ouzou
Lakhdar Siad

La population de Kabylie vit toujours de traditions millénaires qui l'aident à se prendre en charge dans les moments difficiles et à intervenir là où les pouvoirs publics et les institutions sont aux abonnés absents. Dans ces cas, l'esprit de collectivité et le communautarisme l'emportent systématiquement sur l'individu et l'égoïsme pour le bien-être et la continuité, pense-t-on,
de la société. Des kabyles SDF ' Cette forme de dénuement matériel n'a pas théoriquement d'existence dans la région de Kabylie, encore attachée aux bonnes actions sociales face aux problèmes de la vie de tous les jours. Dans la pratique, la situation est nuancée, tant la classification dans cette catégorie sociale relève des personnels des services de l'Etat, de la direction de l'action sociale (DAS) plus précisément, avec les marges d'erreurs sur, par exemple, l'identité de la personne déclarée comme telle, sa région d'origine, les raisons de sa présence dans tel endroit... Sans compter les mégardes et les erreurs de qualification d'un individu victime d'un tel phénomène que peuvent commettre les membres chargés de faire ce genre de recensement, s'agissant d'un drame aussi complexe que celui d'une personne qui se retrouve soudainement sans toit. On pourrait par exemple confondre un simple SDF, un mendiant avec une personne atteinte de démence et qui de plus est sans domicile fixe. Ce dernier nécessite d'abord des soins spécialisés et n'est peut-être pas en fin de compte SDF. Cela pour dire qu'il faudra peut-être plus de travail (il s'agit notamment et après tout d'un nouveau sujet d'études pour la région de Kabylie) pour cerner le phénomène, pour mieux le maîtriser surtout. A ce sujet, il y a lieu de noter les femmes divorcées avec enfants dans les villages de Kabylie, et même les plus importants chefs-lieux urbains de la région, mais qu'on ne trouve pas dans la rue, ne sont pas connues pour être des SDF. Où vont-elles avec leur progéniture après une courte période de doute qu'il arrive qu'elles passent avec des souffrances énormes ' Elles sont soit retournées et hébergées chez leurs parents, soit elles élisent domicile chez des proches pendant une durée déterminée ou, pour certaines femmes qui travaillent ou ont les moyens de se le permettre, louent des maisons dans le voisinage des parents ou des écoles où sont scolarisés leurs enfants. Des familles mettent même à titre gracieux des maisons vides à la disposition des divorcées ou sans abri temporaire dans les villages de Kabylie. Sont-elles pour autant des SDF s'il leur arrive une ou deux fois de passer la nuit dehors ' Cela dit, une «carte sociale» de la wilaya, de juin 2007, élaborée par la direction de l'action sociale (DAS) donne le chiffre de 360 personnes sans domicile fixe recensées à travers la wilaya. Durant l'hiver, 28 SDF, dont quatre femmes, ont été recensés par la direction de l'action sociale de Tizi Ouzou. En 2007, le Croissant-Rouge de la même wilaya avait recensé 37 SDF. En décembre 2010, 68 personnes sans domicile fixe (SDF) ont été recensées par la direction de l'action sociale qui précisait que la majorité des ces personnes sont venues la cité Irehhalen (habitat précaire) de la banlieue est de Tizi Ouzou. Aussi, les organismes concernés et les bienfaiteurs font remarquer que la plupart de ces SDF auxquels ils portent secours, notamment pendant les nuits d'hiver, refusent d'être placés dans l'unique centre plus ou moins adéquat pour eux, à Tizi Ouzou. «Nous tentons et renouvelons à chaque visite notre proposition de les (SDF ndlr) prendre en charge au niveau du Centre des personnes âgées de Boukhalfa mais ils préfèrent toutefois rester dans la rue», nous fait remarquer un responsable local du Croissant-Rouge algérien.
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