
Dans le document est lu, « sous l'effet de la crise économique, ils ont été sérieusement remis en cause ». Ainsi l'article 13 qui définit le calcul de la pension a été vidé de sa substance après modification. Dans sa première version, il évoque « le salaire de poste mensuel moyen de la dernière année précédant le départ à la retraite ». Après modification, il s'agit de tenir compte du salaire moyen des trois dernières années précédant la mise à la retraite. Cette fédération, dont le nombre d'adhérents est de 20 000 retraités, déplore également l'institution par la loi 97-13 dans son article 6 bis de la retraite proportionnelle sans condition d'âge. « Cette mesure, selon les retraités de Tizi-Ouzou, grève lourdement le budget de la Caisse nationale des retraites (CNR) et constitue la raison pour laquelle à chacune de nos revendications, les pouvoirs publics brandissent le spectre du déficit budgétaire », précise le document. Ce dernier relève aussi les écarts entre ceux qui ont pris leur retraite avant les revalorisations de salaires de ces dernières années et ceux qui sont partis avant. « Même s'ils remplissent les mêmes conditions de grade et d'ancienneté dans un même secteur, les écarts vont du simple au double, la retraite de cadres ne fait même pas la moitié d'agents subalternes », indique le document. Aussi toutes les retraites « liquidées entre 1983 et 1996 elle doivent être actualisés avec des coefficients élevés ». Le document pointe également du doigt beaucoup d'anomalies, notamment l'abaissement du minimum légal de la pension de retraite ramené à 75 % du SNMG, la lourde pénalisation par l'IRG de ceux qui perçoivent des pensions supérieures à 35 000 DA et enfin la fixation arbitraire du montant du conjoint à charge. En conclusion, le rapport plaide pour « une réflexion sérieuse et urgente pour trouver des mécanismes qui permettront de mettre en adéquation les salaires et les pensions et les évolutions des coûts de la vie ». Le conseil de wilaya ne s'est pas limité au constat. Il appelle les pouvoirs publics à faire cesser l'exploitation de centaines de milliers de travailleurs de l'informel en imposant leur affiliation à la sécurité sociale et à entreprendre la même démarche en faveur cent mille jeunes du préemploi.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R Hammoudi
Source : www.horizons-dz.com