Tizi-Ouzou - A la une

Santé : de mal en pis



Constat - Le manque d'établissements sanitaires et de personnel et un matériel médical dépassé sont, entre autres, les insuffisances signalées dans cette commune peuplée.
La couverture sanitaire de l'ensemble des villages et hameaux de la commune de Makouda demeure insuffisante. Cette commune, qui compte plus de 30 000 habitants, dispose d'un seul centre de santé au chef-lieu communal et de quelques salles de santé de proximité implantées surtout dans les plus grandes régions comme Tala Bouzrou et Attouche qui disposent de plusieurs villages et, bien sûr, une densité de population plus importante. Le centre de santé de cette municipalité, pourtant ancien, est complètement dépassé.
Ouvert dans les années 1970, ce centre est dépourvu de matériel médical nécessaire pour répondre aux besoins des villageois. Aujourd'hui, il est fermé pour des travaux d'extension, des travaux longtemps souhaités mais qui viennent en retard quand on sait les besoins accrus de la population. Idem pour les salles de santé de proximité ou des «infirmeries» comme on aime les appeler, celles-ci ne disposent pas vraiment de moyens adéquats et accusent également un manque de personnel pour fonctionner convenablement.
Ce qui pousse les citoyens à les déserter puisqu'ils ne sont pas satisfaits des services et des prestations qu'elles leur assurent. Mais, ce qui est étonnant et qui mérite bien d'être noté ici, c'est que ces infrastructures fonctionnaient mieux dans le passé comparativement à ce qui se passe aujourd'hui. «Cela est intrigant. Normalement, au fil du temps, plus on avance et plus on développe et modernise ses infrastructures, quelle que soit leur nature, cependant, chez nous on recule et, pis encore, on n'arrive même pas à préserver les infrastructures qui existent et qui continuent de subir des dégradations au fil des années», déplore un quinquagénaire.
Ce qui est encore plus grave, c'est que même les médecins privés manquent dans cette localité. Hormis quelques médecins généralistes et des dentistes qui exercent généralement au chef-lieu de la commune il n'y a aucun cabinet de médecin spécialiste. «Figurez-vous qu'une région comme Tala Bouzrou qui compte à elle seule plus de 14 000 habitants, ne dispose que d'un seul cabinet privé de médecine générale !», affirme un jeune résidant dans cette localité.
Par ailleurs on apprend que pour traiter de simples blessures ou subir un examen médical, ou même demander une carte de groupage il faut aller hors de la commune, à savoir vers des établissements sanitaires qui se trouvent dans les villes de Tigzirt (19 km au nord) ou Tizi Ouzou (19 km au sud).
Donc en cas d'urgence et en l'absence des services de Protection civile dans cette daïra, les citoyens se débrouillent pour transférer leurs malades vers les structures de santé qui se trouvent toujours loin de leur lieu de résidence.
«Quand il y a un incident ou accident ce sont les éléments de la Protection civile de la ville de Tigzirt qui viennent, mais dans la plupart des cas, ils arrivent en retard, ce qui pousse généralement les citoyens à ne compter que sur eux-mêmes et l'entraide pour transférer leurs malades en cas d'urgence vers Tigzirt ou Tizi Ouzou», déplore-t-on.
«Heureusement qu'il y a des pharmacies, sinon ce serait la catastrophe !».
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