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Samira, 5 ans, mendiante... La mendicité durant le mois sacré



Samira, 5 ans, mendiante...                                    La mendicité durant le mois sacré
Juste après l'heure du ftour où la ville de Tizi-Ouzou est complètement désertée par la population, cette dernière est vite occupée, à divers endroits, par des mendiantes qui ne font leur apparition ici que durant les soirées du mois de Ramadhan. Ce qui est frappant et vraiment regrettable, c'est que parmi ces personnes qui s'adonnent à l'aumône, on constate la présence de nombreuses petites filles et qui ont tout l'air d'appartenir au même « réseau » car, tout porte à croire que toutes ces mendiantes «travaillent» en étroite collaboration. Elles arrivent à Tizi-Ouzou accompagnées des bambins à bord d'un grand fourgon de transport juste après la fin du ftour. Puis, chacune se dirige machinalement vers l'endroit où elles ont l'habitude de s'installer. D'où viennent ces mendiantes et pourquoi elles ne sont là que durant le Ramadhan. Il s'agit de personnes étrangères à la wilaya et vu leur accent arabophone, elles ne sont pas non plus des régions du centre. Si les personnes adultes qui s'adonnent à cette pratique (alors qu'elles ont toutes leurs facultés physiques), sont responsables de leurs actes, les enfants par contre ne sont pas encore en âge de pouvoir se rendre compte de ce qu'ils font. Dans le but d'avoir plus d'informations, nous avons essayé, dans la soirée de lundi à mardi derniers, d'aborder les petites filles qui tendent leurs mains au niveau du Boulevard Abane- Ramdane. Mais ces dernières se sont avérées très discrètes et très évasives. Elles semblent avoir été bien entraînées à réagir tel qu'il se doit quand elles sont interrogées par un inconnu. Même la petite Samira qui a à peine cinq ans, rencontrée à proximité du jardin du 1er- Novembre 1954, elle a bien appris la leçon. La seule chose qu'elle nous a dit c'est qu'elle s'appelle Samira et qu'elle est âgée de cinq ans. Pourquoi mendie-elle ' A peine allait-elle lancer sa réponse avec peut-être un brin d'innocence, que sa s'ur un peu plus âgée et de fait plus futée, ayant soupçonné quelque chose, accourt et stoppe nette la discussion. Mais elle répond tout de même à notre question de façon évasive en livrant une réponse qui semble difficile à tenir la route : «Mon père a répudié ma mère parce que cette dernière n'a pas d'argent.». Les enfants ne savent pas mentir quand bien même ils ont été entraînés par les adultes à le faire. Cette petite fille, Samira, qui n'a pas encore bouclé ses cinq, une charmante petite brune, est entrée dans le labyrinthe des adultes de manière très précoce. A son âge, elle devrait plutôt vivre une autre vie. Mais les adultes sont toujours là pour gâcher la vie d'enfants qui n'ont pas encore éclos. Des Samira, il y en y a tant d'autres dans la ville de Tizi Ouzou en ces soirées de mois de Ramadhan. Leurs parents oublient ou ne savent pas que Samira et les autres ont besoin de tendresse et de dignité plus que de l'argent.
Juste après l'heure du ftour où la ville de Tizi-Ouzou est complètement désertée par la population, cette dernière est vite occupée, à divers endroits, par des mendiantes qui ne font leur apparition ici que durant les soirées du mois de Ramadhan. Ce qui est frappant et vraiment regrettable, c'est que parmi ces personnes qui s'adonnent à l'aumône, on constate la présence de nombreuses petites filles et qui ont tout l'air d'appartenir au même « réseau » car, tout porte à croire que toutes ces mendiantes «travaillent» en étroite collaboration. Elles arrivent à Tizi-Ouzou accompagnées des bambins à bord d'un grand fourgon de transport juste après la fin du ftour. Puis, chacune se dirige machinalement vers l'endroit où elles ont l'habitude de s'installer. D'où viennent ces mendiantes et pourquoi elles ne sont là que durant le Ramadhan. Il s'agit de personnes étrangères à la wilaya et vu leur accent arabophone, elles ne sont pas non plus des régions du centre. Si les personnes adultes qui s'adonnent à cette pratique (alors qu'elles ont toutes leurs facultés physiques), sont responsables de leurs actes, les enfants par contre ne sont pas encore en âge de pouvoir se rendre compte de ce qu'ils font. Dans le but d'avoir plus d'informations, nous avons essayé, dans la soirée de lundi à mardi derniers, d'aborder les petites filles qui tendent leurs mains au niveau du Boulevard Abane- Ramdane. Mais ces dernières se sont avérées très discrètes et très évasives. Elles semblent avoir été bien entraînées à réagir tel qu'il se doit quand elles sont interrogées par un inconnu. Même la petite Samira qui a à peine cinq ans, rencontrée à proximité du jardin du 1er- Novembre 1954, elle a bien appris la leçon. La seule chose qu'elle nous a dit c'est qu'elle s'appelle Samira et qu'elle est âgée de cinq ans. Pourquoi mendie-elle ' A peine allait-elle lancer sa réponse avec peut-être un brin d'innocence, que sa s'ur un peu plus âgée et de fait plus futée, ayant soupçonné quelque chose, accourt et stoppe nette la discussion. Mais elle répond tout de même à notre question de façon évasive en livrant une réponse qui semble difficile à tenir la route : «Mon père a répudié ma mère parce que cette dernière n'a pas d'argent.». Les enfants ne savent pas mentir quand bien même ils ont été entraînés par les adultes à le faire. Cette petite fille, Samira, qui n'a pas encore bouclé ses cinq, une charmante petite brune, est entrée dans le labyrinthe des adultes de manière très précoce. A son âge, elle devrait plutôt vivre une autre vie. Mais les adultes sont toujours là pour gâcher la vie d'enfants qui n'ont pas encore éclos. Des Samira, il y en y a tant d'autres dans la ville de Tizi Ouzou en ces soirées de mois de Ramadhan. Leurs parents oublient ou ne savent pas que Samira et les autres ont besoin de tendresse et de dignité plus que de l'argent.
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