
Les festivités marquant le 33e anniversaire du printemps berbère et le mois du patrimoine (18 avril au 18 mai 2013) sont placés, cette année, sous le thème de « Résistance, mémoire et ressourcement existentiel ». Ainsi, à travers cette manifestation, la direction de la culture, organisatrice de cet événement, s'attache à souligner, à travers des pans du patrimoine matériel et immatériel, les éléments reflétant la résistance du peuple algérien contre le colonialisme ainsi que les luttes menées contre tout ce qui porte atteinte à son intégrité et son être profond. D'ailleurs, ce mois s'articule justement autour de cette thématique. Il sera question durant cette période de divers aspects de cette résistance à travers les différents pans du patrimoine matériel à travers les hauts lieux de la résistance menée dès 1830 par l'Emir Abdelkader, Fatma Nsoumeur, Boubagla, El Mokrani, Cheikh Ahaddad et Bouamama pour ne citer que ceux-là à travers « Algérie, terre de résistance » ou encore les « valeurs intrinsèques » léguées par le patrimoine ancestral retrouvé à travers le vaste territoire du pays et la société dans toutes ses dimensions tels que rapporté par les historiens, les géographes, les érudits et autres voyageurs. Un patrimoine que l'on retrouve à travers les vestiges que le temps n'a pas réussi à effacer bien qu'ils remontent à des lustres. Des vestiges de la préhistoire, la protohistoire, antique, de l'antiquité, médiéval et moderne que l'on retrouve dans la wilaya de Tizi-Ouzou à travers les 15 sites et monuments classés. Comme on retrouve aussi ce patrimoine immatériel à travers la langue, son oralité, son écriture, les savoir-faire, les arts populaires, les traditions, coutumes et us mais aussi le mariage comme socle de la vie commune ou encore l'Islam religion et organisation sociale. Un patrimoine matériel et immatériel qui fera aussi l'objet de conférences débats dont la thématique retenue cette année porte sur « le bâti vernaculaire : permanence des forces et structures spatiales et sociales » animées par des chercheurs et universitaires à l'image de Boussad Aiche, Mohamed Chabi et Karima Boukhalfa tout trois docteurs en architecture, Dahmani Mohamed économiste et Brahim Salhi doyen de la fac des sciences humaines à l'université de Tizi-Ouzou.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Hammoutène
Source : www.horizons-dz.com