En parallèle à la multitude de mouvements initiés par les syndicats des différents corps du secteur de la santé, il est un conflit qui, aux allures que prennent les suites lui ayant été réservées jusque-là, risque de poser un sérieux problème au sein des résidences universitaires de Tizi Ouzou et sa périphérie.
Azedine Maktour - Tizi Ouzou (Le Soir) - Les médecins et dentistes en poste dans les résidences universitaires de Tizi Ouzou, dépendant de la Direction des œuvres universitaires pour la région centre du pays, ont, en effet, décidé de faire des lundis et mercredis, depuis la semaine dernière, des journées de protestation, agrémentée d'un piquet de grève devant le siège de la DOUCentre tout en menaçant d'aller plus loin dans leur mouvement : une grève illimitée. Les médecins et leurs confrères dentistes de neuf cités universitaires de Tizi Ouzou, sous l'égide du Syndicat national de la santé publique (SNPSP), ne comprennent pas que leur administration fasse la sourde oreille devant des revendications, qui n'ont pas lieu d'être soulevées maintenant puisqu'elles sont censées avoir été réglées comme l'exigeait le ministère de tutelle à travers une correspondance datant du mois de juin dernier, fixant les modalités de paiement des rappels d'indemnités découlant de la mise en œuvre des nouveaux régimes indemnitaires des personnels de la santé suivant un calendrier bien déterminé. Il est stipulé que, à l'instar de leurs confrères du reste du pays, les médecins et les dentistes, exerçant sous la tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur comme ceux dépendant du ministère de la Santé, perçoivent 50% de leurs rappels au titre de l'exercice 2011, et les 50% restants au titre de l'année en cours. Leurs requêtes, étalées sur des correspondances au directeur de la DOU-Centre, sont restées lettre morte malgré les promesses émanant même de collaborateurs du wali de Tizi Ouzou. Selon des délégués des médecins et dentistes ayant décidé de monter au créneau depuis la semaine dernière, leurs confrères dépendant de «l'autre» direction des œuvres sociales, la DOU-Hasnaoua, eux, ont touché les 100% de leurs indemnités. C'est ainsi, soulignent-ils, qu'ils se sont retrouvés devant la seule et unique option de déclencher un mouvement de grève cyclique de deux jours par semaine, et il est fort à craindre que le conflit prenne, incessamment, une autre tournure puisque, selon deux victimes de cet incompréhensible laisser- aller, et comme souligné dans l'avis de grève, le débrayage ne tardera pas à se muer en une grève illimitée. Ce dont n'ont assurément pas besoin les résidents des cités universitaires de Tizi Ouzou qui, de façon quasi cyclique, sortent dans les rues de la ville manifester contre les conditions de vie qui leur sont imposées.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A M
Source : www.lesoirdalgerie.com