Tizi-Ouzou - A la une

Remous chez l'Ordre des avocats



À l'instar de l'Ordre des avocats de plusieurs wilayas, celui de Tizi-Ouzou n'échappe pas aux remous nés, en fait, du vent de liberté qui s'est mis à souffler sur les représentations de nombreuses corporations depuis le déclenchement du mouvement populaire du 22 février 2019.Le mouvement populaire a laissé transparaître, en fin de compte, de grosses lézardes dans l'édifice de l'Ordre des avocats de Tizi-Ouzou et ce, suite aux secousses induites par les montées au créneau successives, depuis plusieurs mois maintenant, d'avocats qui remettent en cause le bâtonnat. Ce dernier est, en effet, la cible d'une multitude de reproches dont le tout dernier a trait à la traduction devant le conseil de discipline de deux avocats pour des motifs que nombreux parmi leurs confrères jugent «fallacieux».
Une autre décision de la part du bâtonnat qui n'a fait qu'agrandir le fossé entre les deux parties en conflit larvé au point de requérir, d'ailleurs, la présence, hier mercredi, de policiers en nombre devant le siège du Conseil, au centre-ville, où des confrères des deux invités à la traduction devant le conseil de discipline s'étaient donné rendez-vous pour marquer leur désapprobation, parmi beaucoup d'autres, de cette convocation à laquelle devaient faire face deux avocats, donc, un membre de l'ancienne génération et un des benjamins de la profession, poursuivis pour avoir eu à exprimer des positions dans des questions aussi sensibles que «le soutien au mouvement populaire» pour l'un, et «la corruption dans le corps de la justice dans sa globalité», pour l'autre.
Des sujets sur lesquels il est apparemment interdit de livrer le fond de sa pensée, même si au plus haut niveau des autorités du pays, la corruption, à tous les niveaux et dans l'ensemble des corporations, n'en finit pas d'être évoquée. En tous les cas, la cassure semble bel et bien consommée entre une partie des avocats de Tizi-Ouzou et leur Conseil de l'Ordre.
Azedine Maktour
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)