Tizi-Ouzou - A la une

Refus de lui accorder l'agrément pour une crèche «parce que chrétienne de confession»



Refus de lui accorder l'agrément pour une crèche «parce que chrétienne de confession»
Etrange est le comportement de la direction de l'action sociale (DAS) de la wilaya de Tizi Ouzou. Saisie pour donner suite à une demande d'agrément pour la création d'un établissement d'accueil de la petite enfance par Malika M., ladite direction, après avoir attendu longtemps, a opposé un refus, pour une raison aussi surprenante qu'injustifiable.Alors que l'établissement en question remplit toutes les conditions exigées par le décret exécutif de septembre 2008 fixant les modalités de création, d'organisation, de fonctionnement et de contrôle des établissements d'accueil de la petite enfance, la direction de l'action sociale ne se réfère à aucune la loi, justifiant sa position en se basant sur les conclusions de l'enquête des services de sécurité auxquelles personne n'a accès. Mais elle se drape derrière un fallacieux motif non assumé. La conviction religieuse serait le véritable motif.L'avocat du chef d'établissement l'accuse d'avoir refusé l'agrément pour une raison qui n'est pas en rapport avec la réglementation, mais en lien avec la croyance religieuse. «Parce qu'elle est de confession chrétienne», accuse l'avocat, qui avait décidé de saisir le Conseil d'Etat, en janvier dernier. L'administration se fonde sur un jugement idéologique pour empêcher une citoyenne algérienne d'exercer une fonction, au mépris des lois de la République. Dans la plainte déposée par la défense de Malika M., celle-ci soutient que la croyance ne peut être un motif de refus. «Les citoyens sont égaux devant la loi et il ne peut y avoir de ségrégation sur la base de race, de religion ou de sexe.»Nos tentatives pour joindre la direction de l'action sociale de la wilaya de Tizi Ouzou pour avoir sa version des faits sont restées vaines. Le décret n'interdit, pour ce genre d'activité, qu'à une personne qui «n'a pas de nationalité algérienne, ni les diplômes et qualifications requises, ne jouit pas de ses droits civiques et civils et a fait l'objet d'une peine infamante». Or, le chef d'établissement, qui a essuyé un refus, en plus de ses compétences requises en la matière n'est concerné par aucune de ces conditions.Pour le moment, et près d'une année depuis que le dossier est bloqué avec ce que cela a engendré comme pertes financières liées à la location du centre, la saisine de la ministre chargée de la Solidarité nationale n'a pas eu de suite. Dans sa plainte, la concernée demande l'annulation de la décision de la DAS et exige des dédommagements.
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