Les turbulences que traverse le vieux parti du pouvoir se sont prolongées à Tizi-Ouzou où elles ont pris racine, en fait, depuis un moment. Et ce n'est pas l'intronisation de l'actuel secrétaire général qui a eu le don d'adoucir l'atmosphère, au contraire ! Le climat de rébellion que couve le FLN depuis de longs mois en est à son paroxysme apparemment.Le mécontentement généralisé que n'ont fait qu'exacerber les prochaines élections législatives a été couronné par une sortie véhémente de la part de la commission de transition chargée de gérer le parti, une espèce de mouhafada transitoire, ainsi que des membres locaux du comité central. Une violente charge à travers laquelle ils disent «dénoncer et rejeter avec force» l'ensemble des décisions dénuées de sens, portant préjudice au parti, prises par la direction politique, en s'en prenant nommément au secrétaire général Abou El Fadl Baâdji, Rachid Assas et le membre du bureau politique, Mohamed Sbahi. À propos de ce dernier, issu de la mouhafada de Tizi-Ouzou, il est dit dans le communiqué que la direction du FLN aurait dû procéder au gel de son activité au sein du parti, voire même procéder à son exclusion, lui dont le dossier de candidature aux législatives a été rejeté par la commission de wilaya de l'Anie. «Nous refusons que la mouhafada de Tizi-Ouzou serve de champ d'expérience pour des nominations de personnes tous les deux mois, sans motif agréant de tels procédés et en temps aussi particuliers», expliquent les auteurs de la charge contre Baâdji, Assas et Sbahi, et refusent dorénavant toute directive ou autre émanant de la direction du parti.
A. M.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A M
Source : www.lesoirdalgerie.com