Tizi-Ouzou - A la une

Rassemblement des citoyens devant le tribunal



Rassemblement des citoyens devant le tribunal
Un grand rassemblement a été organisé hier durant la matinée devant le tribunal de Tizi Ouzou. Les citoyens de Boukhalfa étaient très nombreux, munis de slogans réclamant une peine à la mesure du crime commis contre un jeune de leur localité. L'affaire a été programmée hier justement au premier jour de la session criminelle qui s'étalera jusqu'au 22 mai.En effet, alors que le juge examinait l'affaire du jeune assassiné en plein jour devant le portail du campus de Boukhalfa, les jeunes de sa localité tenaient leur rassemblement avec des slogans dénonçant l'insécurité. L'on pouvait y lire entre autres: «pour des études en sécurité», «nous refusons l'insécurité».Les présents sur les lieux, encadrés par des éléments des services de sécurité qui veillaient au calme voulaient surtout réclamer une peine à la mesure de ce crime crapuleux qui a visé un jeune à la fleur d'âge. Il s'appelait Idir Moufok; il n'avait que 22 ans.En fait, à l'intérieur de la salle d'audience, l'ambiance était sereine. Après quelques instants d'attente, le juge annonce le renvoi du procès à une date ultérieure. Ceux qui espéraient assister à la condamnation des trois accusés sortiront donc frustrés. A l'extérieur, les dizaines de personnes en sit-in restaient encore là. Ils voulaient exprimer leur espoir de voir cette affaire servir d'exemple. «Nous voulons que les auteurs de ce crime servent d'exemple pour que plus jamais un étudiant ne soit agressé devant la cité et devant nos maisons», affirmait un jeune de la localité qui était dans le rassemblement. Même renvoyée à une date ultérieure, cette affaire qui sera examinée par le juge sera déterminante pour la situation d'insécurité que vivent les cités et les campus de Tizi Ouzou. Les auteurs, au nombre, de trois, arrêtés par les services de sécurité, ne sont qu'une infime partie visible de l'iceberg. Le mal est beaucoup plus profond. La preuve en est que le jeune Idir n'est pas la seule et unique victime des ces délinquants qui s'infiltrent dans les universités. Un autre, Djamel, un jeune de 21 ans originaire des Ouadhias a été froidement poignardé dans la nuit du 3 février dernier devant le portail du campus Hasnaoua. Le jeune étudiant a succombé sur place à ses blessures, allongeant la liste des victimes de l'insécurité dans les campus universitaires de Tizi Ouzou. Jusqu'à hier, l'insécurité à l'université régnait en maîtresse comme les années précédentes. Les étudiants affirmaient qu'aucune amélioration n'est constatée. Cette situation, qui inquiète au plus haut niveau les parents, risque de durer dans le temps avec tous les risques que cela engendre. Une angoisse qui se trouve amplifiée à l'extrême suite aux rapports inquiétants qui émanent des centres de recherches sur l'université. L'un des faits les plus alarmants est, sans conteste, l'enquête menée par des chercheurs du CHU Nédir de Tizi Ouzou qui a établi que 10% des étudiants touchent à la drogue.
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