Tizi-Ouzou - A la une

Rassemblement à la place M'barek-Aït Menguellet



Rassemblement à la place M'barek-Aït Menguellet
Des représentants de gardes communaux issus d'une vingtaine de wilayas se sont rassemblés hier matin à la place M'barek-Aït Menguellet à Tizi Ouzou pour exiger la prise en charge de leurs revendications qu'ils réclament depuis de longues années. Ces gardes communaux regrettent le fait qu'ils soient délaissés par l'Etat alors qu'ils avaient combattu courageusement le terrorisme aux côtés des services de sécurité durant la décennie noire.C'est pourquoi ils réclament la reconnaissance de leur sacrifice. "J'ai combattu pendant quinze ans, et là, je me retrouve livré à mon triste sort avec un salaire misérable de 20 000 DA par mois et je ne peux pas faire face aux besoins élémentaires de ma famille à charge. Nous réclamons nos droits pour une vie digne", a déclaré sur place un garde communal.Parmi la foule qui s'est rassemblée dans le calme, deux victimes du terrorisme dont les parents ont été tués en 1996 dans la localité de Mâatkas dans la wilaya de Tizi Ouzou sont venues prendre part à la manifestation pour demander leurs droits légitimes.L'un d'eux a perdu son père alors qu'il n'avait que six ans, et depuis quelques mois, sa mère ne reçoit plus ses allocations allouées par l'Etat et qui étaient déjà minimes, à savoir de 7 000 DA."Avant, ma mère recevait une prime d'ayant droit de 7 000 DA mais depuis quelques mois, celle-ci n'a pas été versée. Au service de la wilaya, on évoque le fait que ses enfants sont devenus adultes. Une décision que nous remettons en cause car notre père, comme tous les autres gardes communaux assassinés, est mort en martyr ! Nous exigeons des droits comme tous les enfants de martyrs d'Algérie !" dira le concerné. Pour Yahia Arab, porte-parole de la permanence nationale de la garde communale à Tizi Ouzou, "nous avions projeté d'organiser une marche depuis la place M'barek-Aït Menguellet vers le siège de la wilaya de Tizi Ouzou, mais nous l'avons annulée à la dernière minute suite à des escarmouches qui ont éclaté devant le siège de la wilaya. Toutefois, nous observons un sit-in sur place pour dénoncer le silence observé par les autorités quant à nos doléances, le non-respect des promesses 24 mois après le sit-in d'Aïn Defla, le rejet catégorique de toute installation à travers les wilayas d'Algérie de faux délégués, ainsi que le retrait de confiance à la commission du dialogue avec les services concernés du ministère de l'Intérieur".K. Tighilt
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