Tizi-Ouzou - A la une

Qui le célébrera le mieux'



Qui le célébrera le mieux'
Les pouvoirs publics veulent en finir avec le caractère triste et revendicatif de la date du 20 avril.A quelques jours seulement de la célébration du 36e anniversaire du Printemps berbère 1980 qui intervient cette année dans un contexte meilleur pour la question de tamazight après son officialisation, de nombreux militants de la cause berbère appellent la société à la vigilance et au boycott des célébrations que les pouvoirs publics envisagent d'organiser à cette occasion.Les dernières déclarations d'El Hadi Ould Ali, ministre de la Jeunesse et des Sports, à Tizi-Ouzou devant des membres du mouvement associatif de la région, laissant entendre que son département compte célébrer la date du 20 avril et «faire d'elle une date de joie et non de violence comme cela se faisait dans le passé», ont réanimé les craintes de récupération de la cause berbère par les pouvoirs publics.C'est contre cette éventuelle récupération qu'ont appelé les militants et les défenseurs de tamazight au lendemain de sa constitutionnalisation au mois de janvier dernier. Ces derniers, rappelons-le, ont appelé à ne pas applaudir la décision de l'officialisation de tamazight et se méfier des bonnes intentions de l'Etat.La question de tamazight et ses symboles doivent rester, selon eux, loin de toute récupération politique. La date du 20 avril qui reste une date triste dans le combat pour la reconnaissance de tamazight et ses droits, ne doit faire aucunement l'objet d'une récupération politique ou d'une quelconque célébration officielle.Interrogé sur ce sujet Smaili Razik, président de l'association culturelle Thafath, dans la wilaya de Bouira, dira que «ce n'est pas l'implication des autorités officielles dans la célébration du Printemps berbère qui pose problème ou peut influer sur sa symbolique.Le problème est que la société algérienne d'une manière générale et la société kabyle en particulier se démobilisent quand l'Etat adopte la célébration d'une date ou d'un évènement».Et d'ajouter «le 1er Novembre, date du déclenchement de la Révolution algérienne et le 5 Juillet, celle de l'indépendance, ne sont plus fêtées aujourd'hui par la société comme il y a quelques années.L'Etat qui a accaparé leur célébration d'une manière politicienne, a démobilisé toute la société».C'est pourquoi, conclut notre interlocuteur, la célébration de la date du 20 avril doit rester dans l'intimité et propriété des militants qui ont combattu pour son aboutissement.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)