Tizi-Ouzou - A la une

QUI COUPE L'OXYGENE AUX ALGERIENS ET MET LE FEU AU PAYS '



L'Algérie brûle. L'espace d'un après-midi, celui de ce lundi (9 août), au moins 14 wilayas ont été touchées par de grands départs de feux. Il s'agit de Tizi-Ouzou, de Béjaïa, de Bouira, de Boumerdès, de Jijel, de Blida, de Médéa, de Skikda, de Guelma, de Sétif, de Bordj Bou Arreridj, de Khenchela, de Tébessa, de Tiaret. En Kabylie, pas moins de 25 départs de feux simultanés ont été enregistrés.Ces incendies rappellent ceux, tout récents, qui ont ravagé le poumon naturel de l'Algérie dans les Aurès et plusieurs autres régions, notamment, Tipaza.
Qu'est-ce qui explique autant de feux, dans plusieurs wilayas étendues sur un territoire aussi large'
Pourquoi ce nombre impressionnant de départ de feux simultanés, notamment, en Kabylie'
Pourquoi tous ces feux au lendemain de la médiocre prestation médiatique de Abdelmadjid Tebboune, le désigné d'El Mouradia' Le torchon brûle-t-il entre les clans de la junte militaire au point de brûler plusieurs wilayas du pays, à la fois' En ce cas, pourquoi cette politique de la terre brûlée, alors que l'Algérie est foudroyée par une troisième vague de la Covid-19 dévastatrice' Pourquoi le choix du feu, alors qu'en ces temps de canicule, des dizaines d'Algériens atteints du coronavirus meurent asphyxiés, dans les hôpitaux, par manque d'oxygène'
Ravageurs, ces incendies menacent de brûler plusieurs villages, notamment en Kabylie. Des vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux font voir le spectacle apocalyptique de plusieurs régions où les citoyens crient à l'aide ! Des cortèges de voitures sont formés par les familles qui fuient les villages cernés par les feux. Des maisons sont brûlées et des morts sont déjà à déplorer ! Que faire '
Généreux, les citoyens d'autres villages proposent de les accueillir. C'est le cas à Larbaâ Nath Irathen et à Aïn El Hammam. À Tamda, le jeune entrepreneur Samir Ouerdi a mis 39 appartements à la disposition des familles victimes des feux. À At Yanni, les jeunes de la commune ont formé une caravane de solidarité pour protéger les villages les plus exposés aux flammes. À M'houda, dans la ville de Tizi-Ouzou, un jeune propriétaire de la salle des fêtes «Le Printemps» a ouvert les portes à toutes les familles qui se rendent au chef-lieu de wilaya pour fuir les incendies. Des dizaines de citoyens d'Alger ont formé de formidables cortèges accompagnant le renfort des unités de la protection civiles qui se sont rendues en Kabylie pour éteindre les feux.
En ces temps de pandémie, les citoyens n'ont pas le choix, ils doivent être solidaires tout en respectant strictement les mesures barrière. C'est'plus facile à dire qu'à faire!
Les feux qui brûlent nos oliviers, nos âmes, nos coeurs, le moindre soupçon de sourire sur nos visages, nos rêves et nos espoirs, sont le fait du «hasard programmé» qui peut provoquer une crise de pénurie d'oxygène pour permettre au variant «Delta» d'emporter des centaines de vies, des coupures d'électricité récurrentes, empoisonner des dizaines de citoyens sur une plage (les habitants de Chlef en savent quelque chose!), des pénuries de produits de première nécessité'ce même «hasard programmé» a la main assez longue pour mettre le Haut Conseil de Sécurité (HCS) à son service et transformer ses désirs en mesures draconiennes pour détourner la solidarité citoyenne face à la Covid-19, fliquer les voix qui dérangent partout, même sur les réseaux sociaux, mettre en place des circuits de vol de l'argent et des dons rassemblés par la Diaspora algérienne établie à l'étranger, pour les envoyer en Algérie, en les soumettant à «l'autorisation d'acheminement des dons»'en somme, plonger le pays dans un climat apocalyptique. Mais, alors, pourquoi faire'
En Algérie, les «spécialistes» des recettes de la police politique savent qu'à défaut de convaincre les citoyens ou, au moins, de les séduire par la vieille rengaine du «sauveur», il faut éveiller en eux les démons de la peur pour tuer dans le coeur de leurs âmes le désir de vivre, d'être libres et de permettre à l'Algérie de leurs rêves de voir le jour.
Comme en Janvier 1992 où ils ont joué la carte meurtrière des «sauveurs de la république», comme en 1998 où ils ont mis fin à la longue traversée du désert de Bouteflika pour en faire le cheval de Troie de la fin de « la décennie noire», après les massacres qui ont précipité le départ de Zeroual de la Présidence, comme en 2001 où le sort de la Kabylie était «scellé et non négociable», comme lors des tueries du M'zab et de l'attentat de Tiguentourine, le clan des janviéristes, représenté, aujourd'hui, par le tandem Tewfik-Nezzar, pousse au pourrissement pour inciter les citoyens à solliciter l'intervention de l'armée. Ainsi, après les manifestations historiques où le peuple a occupé la rue pendant plus de deux ans (entrecoupés par l'auto-confinement décidé par les manifestants à cause de la Covid-19), les militaires prendraient le relais.
C'est'la théorie du « grand remplacement » version police politique !
A certains «éclairés» que cette perspective a séduit, il est utile de rappeler qu'en Algérie, quand l'armée est sollicitée, c'est pour tuer des Algériens ou commettre un coup d'Etat.
Pour cette fois-ci, le tandem Tewfik-Nezzar veut pousser l'armée à instaurer l'état d'exception !
A quelques jours de la célébration du 65e anniversaire du Congrès de la Soummam, le piège historique dans lequel le régime a mis l'Algérie rappelle la nécessité vitale de construire un Etat sécularisé et articulé autour de la primauté du politique sur le militaire et de l'Intérieur sur l'Extérieur.
Hacène LOUCIF.
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