Tizi-Ouzou - A la une

Protestations en série



Béjaïa a connu une nouvelle journée agitée, lundi, avec pas moins de trois rassemblements de protestation citoyenne devant le siège de la Wilaya à l'initiative de la coordination de wilaya du Snapap, les gérants des débits de boissons alcoolisées et le mouvement associatif d'Amizour.Plusieurs centaines d'adhérents du Snapap, regroupant plusieurs secteurs d'activités affiliés à la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA), ont battu le pavé de l'esplanade de la Maison de la culture Taos-Amrouche vers le siège de la Wilaya où un sit-in a été tenu pour exiger, entre autres, «une justice sociale» «non au travail précaire», «l'arrêt des affectations abusives de syndicalistes», «le respect des libertés syndicales» et «la réintégration des syndicalistes suspendus».Dans une déclaration, la coordination de wilaya de Béjaïa du Snapap constate «un repli très inquiétant des libertés syndicales et individuelles et une dégradation très dangereuse du pouvoir d'achat ayant touché le plus bas niveau depuis l'indépendance», a-t-on déploré. Tout en s'élevant contre «les pratiques de l'administration visant à installer des syndicats de service et balayer les collectifs ou syndicats d'organisation», le même syndicat a dénoncé, dans son document, «les suspensions abusives, les poursuites judiciaires et les licenciements de travailleurs pour avoir exercé leur droit syndical». Tout en exprimant sa solidarité avec les détenus politiques et d'opinion, le Snapap a réitéré son engagement «dans le combat pacifique du peuple pour l'instauration d'un Etat de droit».
Les gérants des débits de boissons alcoolisées réclament la reprise des activités
Les gérants des débits de boissons alcoolisées et autres bars et restaurants sont aussi descendus dans la rue à travers un énième rassemblement devant le siège de l'administration locale. Venus des différentes localités de la wilaya, les protestataires réclament une autorisation de réouverture de leurs commerces et une reprise de leurs activités . Certains gérants ne sont pas allés avec le dos de la cuillère pour descendre en flammes le premier magistrat de la wilaya. «Nous avons tenu plus de dix rassemblements dans l'espoir vain d'avoir une audience avec le wali. A chaque fois, c'est toujours le même refrain : la décision est entre les mains des plus hautes autorités du pays, habilitées à se prononcer sur votre cas, tout en refusant de nous recevoir», fulmine un restaurateur d'Akbou. «Aujourd'hui, notre wilaya est totalement déconfinée et tous les secteurs d'activités, restaurants, cafés, hôtels et même les mosquées à travers le territoire national sont autorisés à rouvrir comme avant à l'exception de notre activité. Si c'est une question idéologique ou politique que le wali nous le dise clairement», se plaint un autre gérant de la localité de Sidi-Aïch tout en soupçonnant le premier responsable de l'administration locale «de moralisation de la région en refusant de leur accorder officiellement le quitus pour reprendre leurs activités».
Le mouvement associatif d'Amizour exige le lancement du Centre anticancer en souffrance depuis 2008
A l'initiative d'un collectif de plusieurs associations de la commune d'Amizour, une foule imposante de manifestants est revenue à la charge à travers un autre regroupement au même endroit, devant le siège de la Wilaya, pour exiger le lancement du projet du centre anti-cancer (CAC), prévu dans la même commune. A travers ce regroupement, ses initiateurs veulent dénoncer «la léthargie» des autorités locales qui tardent à lancer ledit projet en souffrance depuis 2008, a-t-on signalé. «On ne comprend pas pourquoi ce projet n'est pas encore lancé, alors que l'Etat a débloqué près de 600 milliards de centimes pour sa réalisation. L'assiette est choisie, tout est fin prêt pour son lancement. Il faut au passage signaler que les autres centres anti-cancer (CAC) programmés à Sétif, Batna, Annaba,Tizi-Ouzou sont en réalisation, il ne reste que celui d'Amizour. Les plus hautes autorités du pays ont fait leur travail en débloquant l'argent, aujourd'hui, on veut savoir où se situe le blocage et on réclame une commission d'enquête sérieuse pour situer les responsabilités», a fait savoir dans une déclaration au Soir d'Algérie, Razik Zenati, président de l'association d'aide aux cancéreux, Tudert, la plus importante association initiatrice de la manifestation. «Notre association créée à Amizour compte 2 500 adhérents malades auxquels nous apportons aide et assistance. Même si son champ d'action se situe dans la commune d'Amizour, nous venons également en aide aux autres malades à travers toute la wilaya . Nous regrettons qu'avec un aussi important nombre de malades, les autorités ne fassent rien pour lancer ce projet», note le même président. Dans une prise de parole improvisée devant le siège de la Wilaya, où sont accrochées plusieurs banderoles sur lesquelles l'ont pouvait lire entre autres «pour l'ouverture d'une enquête sérieuse pour situer les responsabilités à tous les niveaux», «nous défendons une cause juste», les intervenants ont tiré à boulets rouges sur les autorités locales pour leur «laxisme dans la gestion de ce CAC qui accuse un retard de 13 ans».
Il convient, par ailleurs, de signaler que la RN24 reliant Béjaïa à Tizi-Ouzou est restée fermée au niveau du village Houari-Boumediène dans la commune de Béni-Ksila pour le sixième jour. Les manifestants contestent par cette radicale action de fermeture de route la liste des bénéficiaires des 60 logements sociaux dans la commune.
A. Kersani
Trois morts et un blessé grave dans un accident de la route à Boudjellil
Un tragique accident de la route, impliquant deux véhicules légers, a fait trois morts et un blessé grave dans la nuit de dimanche à lundi, au niveau de la pénétrante autoroutière Béjaïa-Ahnif (Bouira), plus précisément à hauteur de la localité de Boudjellil relevant de la daïra de Tazmalt, a-t-on appris auprès de la Protection civile de Béjaïa.
A l'origine du drame, une violente collision entre une Dacia Logan et une 404 bâchée immatriculées dans la wilaya de Bordj-Bou-Arréridj. Le conducteur de la Dacia Logan, âgé de 34 ans, et le chauffeur de la 404, âgé de 23 ans, ayant à son bord un passager de 28 ans sont décédés sur le coup alors que le quatrième accidenté a été gravement blessé. Les secouristes de la Protection civile, qui se sont aussitôt rendus sur les lieux du sinistre, ont évacué les victimes à la polyclinique de Tazmalt. Les services de sécurité ont ouvert une enquête pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes de l'accident.
A. K.
Saisie de 10 qx de viande de poulet et 50 cartouches dans un abattoir clandestin à Boukhelifa
Les éléments de la Gendarmerie nationale de Béjaïa ont saisi 10 quintaux de viande de poulet et 50 cartouches dans un abattoir clandestin dans la localité de Ifoughalen relevant de la commune de Boukhelifa (Tichy) à l'est du chef-lieu de wilaya, rapporte la cellule de communication de ce corps de sécurité. Suite à l'exploitation d'informations faisant état de l'existence d'un abattoir clandestin, une descente sur les lieux a permis l'arrestation de trois personnes âgées entre 35 et 38 ans qui se livraient à l'abattage clandestin de poulets sans aucune inspection des services vétérinaires compétents.
Les mêmes gendarmes ont également réussi à mettre la main sur 50 cartouches de différents calibres (10,12 et 16mm), a-t-on précisé dans le même communiqué. Les mis en cause ont été présentés devant la justice.
A. K.
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