
En sus de l'absence d'une loi répressive contre les auteurs de harcèlement moral, il n'y a pas d'outils juridiques pour protéger les témoins, ce qui entrave les démarches de lutte contre cette forme de violence. La précarité de l'emploi et la peur du licenciement empêchent les collègues de dénoncer collectivement les abus des responsables hiérarchiques ou des patrons, ce qui permet à ces derniers d'agir en toute impunité. «Il est nécessaire d'élaborer des lois qui protègent les témoins car actuellement la peur pousse les travailleurs à passer sous silence les cas de harcèlement moral contre leurs collègues», a insisté la syndicaliste Nadjia Zeghouda. Elle a indiqué, à ce titre, qu'un groupe d'employés qui ont tenté récemment de témoigner contre le comportement pervers d'un responsable contre un de leurs collègues, à Tizi Ouzou, ont tous fini par perdre leurs postes. «C'est regrettable ! Il est plus que jamais temps que les syndicalistes se mobilisent pour revendiquer l'introduction des articles de loi dans le code du travail afin de garantir une protection juridique aux témoins», a-t-elle souligné.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Info Soir
Source : www.infosoir.com