
Visibilité. La rencontre gouvernement-walis s'est achevée hier. Les participants ont beaucoup réfléchi. Chacun d'eux est venu avec ses remarques. Il a été beaucoup question de «levées des entraves». De management des territoires. D'investissements locaux évidemment. De fiscalité. Il a même été question de «refondation du rôle des collectivités locales dans le développement». Mais c'est dans le discours d'ouverture des travaux du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, que l'on trouve la finalité d'une telle rencontre. Il s'agit de «l'amélioration de l'attractivité, l'implantation des projets et le captage des investissements». Et là, il faut impérativement sortir des constats (comme l'a si bien suggéré Sidi Saïd) et établir la feuille de route, voire même le cahier des charges qui devront guider le travail de nos responsables locaux à qui il est demandé de relever le défi du développement. Ceci est d'autant plus indispensable sachant, comme l'a souligné, le ministre de l'Intérieur, Nouredine Bedoui, que «notre grand pays recèle d'immenses richesses qui nécessitent d'être mieux explorées». Maintenant que les walis sont rentrés chez eux que vont-ils faire de mieux qu'avant la rencontre' Il y a quelques soucis à se faire de ce côté-là. Certes, il y a la promesse de la simplification des procédures administratives qui va les aider. Sur le plan réglementaire, l'Etat a promis de tout faire pour leur faciliter la tâche. Est-ce suffisant pour autant'Des textes ou des dispositifs, même les plus réussis, ne peuvent pas être la seule clé pour rendre nos territoires attractifs et attirer les investisseurs et porteurs de projets. La première «serrure» à ouvrir est, cela a été dit, celle du management. Sans verser dans la rigueur pour rappeler que le management n'est pas une science infuse, on peut cependant exiger des responsables locaux de présenter la «mariée». De présenter leurs territoires aux «prétendants». La décision, d'un investisseur ou même du porteur d'un petit projet, de s'adresser à tel territoire plutôt qu'à un autre ne peut découler que d'une somme d'informations préalablement recueillies. Où les trouvera-t-il' Nous avons essayé le Web. Sur le site du ministère de l'Intérieur figure un annuaire des collectivités locales avec les numéros de téléphone et les e-mails. Aucune présentation physique, aucune «fiche technique», aucune information pratique de nos territoires. En insistant beaucoup, nous avons trouvé le site de l'APW de Tizi Ouzou, sauf qu'il n'a pas été «alimenté» depuis avril 2014. Et c'est sur un site étranger que nous avons pu avoir des informations sur nos communes.Les 1541 y sont répertoriées. On y trouve leur relief, l'économie dominante, les transports qui y mènent et même leurs centres de santé. Si des étrangers ont pu établir une telle cartographie détaillée de nos communes, par quelle malédiction nous ne le faisons pas' Nous pouvons mieux faire puisque ce sont nos territoires. C'est la première condition à remplir si on veut réellement développer l'économie locale et nationale. Ensuite on ajustera la fiscalité et tout le reste!
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zouhir MEBARKI
Source : www.lexpressiondz.com