Tizi-Ouzou - A la une

Pour l'amélioration des conditions du travail des correspondants



Pour l'amélioration des conditions du travail des correspondants
Le ministre de la Communication, Hamid Grine, a insisté, avant-hier jeudi à Tizi Ouzou sur la nécessité d'améliorer les conditions socioprofessionnelles des journalistes et correspondants de la presse privée.«Mon plus grand chantier est l'installation de l'éthique et de la déontologie dans la presse privée dont beaucoup d'éditeurs y font encore fi et d'aller vers une presse vertueuse», a-t-il dit, assurant que son département s'engage à se constituer partie civile pour défendre tout journaliste confronté à des problèmes notamment le licenciement abusif ou l'exploitation. S'exprimant lors d'une conférence de presse tenue en marge de la cérémonie de baptisation du nom de notre défunt confrère, Malik Aït Aoudia, de la maison de la presse de Tizi Ouzou, l'hôte de la ville des Genêts a estimé que seule la professionnalisation est à même de venir à bout de ces contraintes. «La professionnalisation est la meilleure protection des journalistes», a-t-il considéré, se réjouissant, au passage du « net recul de la diffamation et l'outrage dans la plupart des quotidiens de la presse nationale dont certains contribuent même à l'instauration d'une presse moderne en Algérie». Evoquant l'activité des chaînes de télévision privées dont seules 5 sur 43 y sont accréditées, le ministre de la Communication a rappelé que «d'ici peu, il y aura du nouveau». «Nous sommes en train d'étudier le sort des chaînes de télévision privées activant en Algérie et il y aura du nouveau à ce sujet dans les prochains jours», a-t-il indiqué, précisant que «toute chaîne qui s'aventurera à s'attaquer aux symboles de l'Etat sera traitée sans état d'âme». Pour Hamid Grine, l'affaire El- Watan TV est close. Interrogé ce jeudi 22 octobre à Tizi Ouzou sur la question de l'affaire de la chaîne de télévision El-Watan TV, fermée il y a quelques jours, le ministre a expliqué : «El-Watan TV est une affaire close. La plupart des chaînes existantes exercent de manière informelle. Pour le moment, nous n'avons rien décidé à leur sujet, mais toute chaîne qui va s'aventurer à s'attaquer aux symboles de l'Algérie, on la traitera sans état d'âme», a-t-il averti. L'hôte de la ville des Genêts est revenu sur le prix du journaliste professionnel institué par le président de la République devant récompenser 15 journalistes, déplorant que «faute de qualité dans les travaux présentés , la distinction ne concernera que huit journalistes. «Ce prix exige de la qualité», a rappelé M. Grine. Auparavant, le ministre de la Communication a procédé en compagnie du ministre de la Jeunesse et des Sports, M. El Hadi Ould Ali, le wali et deux vice-présidents de l'APW, des élus locaux et nationaux ainsi que des journalistes de la presse publique et privée, à l'inauguration de la nouvelle maison de la presse de la wilaya, baptisée du nom du célèbre journaliste, le défunt Malik Aït Aoudia. Avant la cérémonie de baptisation organisée à l'occasion de la célébration de la Journée nationale de la presse instituée par le président de la République, la forte délégation ministérielle a procédé à un dépôt de gerbes de fleurs au niveau de la stèle des journalistes assassinés durant la décennie noire du terrorisme. La famille de notre confrère, le défunt Malik Aït Aoudia était également présente à la cérémonie de baptisation de la maison de la presse de Tizi Ouzou du nom de leur fils. La journaliste française, Séverine Labat, et un autre journaliste de la revue française Marianne, respectivement collaboratrice et ami du défunt, y étaient également présents à ce vibrant hommage rendu à Malik, qui, selon son père et son frère, «avait la fierté de l'Algérie dans ses veines». Le ministre de la Communication s'est, en outre, rendu au siège de la radio locale de Tizi Ouzou, où il a annoncé l'extension, jusqu'à minuit, de la diffusion.


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