Tizi-Ouzou - A la une

"Possible, mais risqué"



L'ancien ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, était, hier, l'invité de l'Ecole de formation management (Insim) de Tizi Ouzou. Le conférencier, qui s'est exprimé sur la "recherche d'alternatives de financement de l'économie algérienne" devant une assistance composée d'étudiants, d'enseignants en économie et de quelques industriels de la région, s'est montré pour le moins "rassurant", mais "pas sans risque" quant à la situation économique que traverse le pays, notamment le recours de l'Etat à un financement non conventionnel. Il s'agit, dira l'orateur, "d'un moment d'ajustement de l'économie" et "où l'économie du pays doit produire des ressources", a-t-il insisté, tout en affirmant qu'"il y a un excès de stress autour de cette question de financement non conventionnel". "Le monde entier vit un moment de crise. Nous sommes sur un nuage depuis 2008", a-t-il encore rajouté. Tout en estimant que l'Algérie vit une situation en "mutation économique", Abderrahmane Benkhalfa a, toutefois, suggéré quelques recommandations "importantes" qui pourront aider à surpasser ces moments de crise, par surtout "la mobilisation des ressources par toutes les voies possibles, l'absorption des flux d'investissement, l'inclusion du secteur informel dans l'économie nationale, la création d'un circuit économique spécial pour la diaspora, ainsi que l'internationalisation de notre économie".Concernant la décision du gouvernement d'aller vers un financement non conventionnel, l'ancien ministre Benkhalfa a estimé, à demi-mot, que cela est peut-être "possible", mais pas sans risque sur l'économie nationale, et que ce financement devrait être nécessairement "maîtrisé, destiné exclusivement à des projets d'investissements créateurs de richesses et suivis de réformes concrètes". "Un financement ne peut pas être jugé bon ou risqué, mais il entre plutôt dans le cadre d'un financement conjecturel pour financer un décalage budgétaire, mais en même temps dans le cadre des réformes structurelles qui permettent à l'économie de générer des ressources", a évalué M. Benkhalfa.
À souligner que cette conférence entre dans le cadre d'une série de communications qu'organise l'Insim et qui s'achèveront mercredi prochain. L'établissement ouvre également les 4 et 5 octobre prochain des "journées stages et emplois". Cette initiative s'inscrit, selon le responsable de l'Insim, Abdelmalek Younes, dans la perspective d'entretenir et de renforcer les liens entre les établissements de formation et les acteurs de la sphère économique.
K. Tighilt
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