Tizi-Ouzou - A la une

Plusieurs routes fermées par les citoyens



Pour se faire entendre, vaut mieux fermer...les routes. Moyen de protestation très récurrent tendant à se généraliser, la fermeture des voies de circulation constitue indéniablement une des actions qui, pour le moins qu'on puisse dire, ne passe jamais inaperçue et est suivie avec intérêt par l'opinion publique. Un moyen de protestation loin d'être le panache de la Kabylie, puisqu'il s'agit bien d'un modèle de protestation national qui a eu déjà à se manifester dans les quatre coins du pays, plus particulièrement dans la région Centre. Les exemples en ce sens ne manquent pas. Le dernier nous vient des habitants du quartier d'Anner Amellal (zone B) dans la commune de Tizi Ouzou qui ont recours procédé à la fermeture des axes routiers menant à l'ancienne ville de Tizi Ouzou et aux sorties menant vers plusieurs communes limitrophes du chef-lieu. En cause, les protestataires évoquaient des problèmes liées à l'état des routes qui traversent le quartier. Des routes envahies par la boue au même titre que les perrons des maisons empêchant ainsi l'accès des véhicules à ce lieu qui prend les airs d'une mare d'eaux usées à chaque petite pluie. Devant ce sempiternel marasme, des jeunes ont barricadé les accès à l'aide de pierres et de troncs d'arbres. Parallèlement à cette action, qui n'est toutefois pas la première, les usagers de ces axes routiers ont été contraints de contourner le passage à cause des embouteillages. Impossible d'entrer à la Nouvelle-Ville ou d'en sortir pour aller à la vieille ville. Les habitants des communes voisines ont également souffert de cette fermeture. Même les entrées principales de la ville ont été touchées par les embouteillages, car les premiers citoyens concernés ont dû contourner la ville par Oued Aïssi, Draâ Ben Khedda et Boukhalfa.En fait, ce n'est pas la première fois que ce quartier connaît ce genre d'action de protestation par ses habitants qui souffrent énormément de la dégradation de leur cadre de vie.
Déjà en septembre dernier, ces mêmes ont dû fermer l'axe routier reliant la Nouvelle-Ville à la vieille ville pour exprimer leur ras-le-bol des conditions déplorables vécues au quotidien par leurs familles. L'on se rappelle que sur les lieux, des jeunes adoptaient les mêmes procédés en brûlant des pneus et des troncs d'arbres au milieu de la chaussée afin de barrer le passage alors que d'autres tentaient d'expliquer aux usagers en colère les motifs de cette action rendue «obligatoire» par la dégradation des conditions de vie dans le quartier et le sentiment d'abandon, à cause de «l'absence» des autorités. Lors de cette action, les mêmes problèmes ont été évoqués par les habitants qui n'ont reçu que des promesses. Les dernières pluies tombées le week-end dernier, ont causé d'énormes dégâts aux habitations qui ont été coupées du reste du monde durant plus d'une journée. En cause, des coulées de boue qui ont envahi l'avenue principale et fermé les accès au quartier. Pour dégager les routes, ce sont les habitants qui se sont mobilisés en utilisant leurs propres moyens. Enfin, il convient de rappeler que la wilaya de Tizi Ouzou enregistre un très grand nombre d'actions de protestation du même genre à travers les communes. Des actions qui causent d'énormes désagréments aux usagers des routes et des administrations, mais qui traduisent aussi un véritable ras-le-bol des conditions déplorables dans lesquelles les gens vivent quotidiennement. La colère engendrée toutefois par ces actions s'est exacerbée plus par les promesses non tenues que par les problèmes eux-mêmes.
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