Plusieurs réserves émises par la commission de visionnage du Centre national d'études et de recherche sur le mouvement national à propos du film Ben M'hidi de Bachir Derrais ont été levées, a fait savoir samedi à Tizi-Ouzou, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi. «Plusieurs réserves émises sont en train d'être prises en charge et le passage à l'étape d'exploitation du film est en bonne voie», a souligné M. Mihoubi.Il a, dans ce sens, ajouté : «il est temps de mettre fin à cette polémique qui ne bénéficie ni au cinéma ni à Ben M'hidi que nous ne devons pas laisser en otage de ces polémiques sans intérêt».
S'exprimant lors d'un point de presse à l'occasion du premier coup de manivelle du film Si Mohand Ou M'hand à Djamaâ N'saridj, (25 km à l'est de Tizi-Ouzou), M. Mihoubi a expliqué que les ministères des Moudjahidine et de la Culture n'ont rien à avoir dans ce «différend artistique entre la commission de visionnage et le réalisateur».
Les deux ministères qui financent le film, a-t-il précisé, «ont juste demandé au réalisateur, qui a voulu imposer une vision particulière, le respect du scénario initial convenu entre les deux parties».
Le Centre national d'études et de recherche sur le mouvement national qui a la charge de suivre les films et documentaires traitant de la guerre de libération nationale (1954-1962) avait émis des réserves sur le contenu du film et le traitement. S'agissant du film sur Si Mohand Ou M'hand, du réalisateur Ali Mouzaoui, le ministre a indiqué que son département mettra tous les moyens nécessaires, logistiques et financiers, pour la réalisation de ce projet qui, a-t-il dit, participe au travail de «sauvegarde de la culture et de la mémoire historique de l'Algérie». Dans le même sillage, il a estimé que «le legs de Si Mohand Ou Mhand, qui a laissé son empreinte dans chaque coin du pays, mérite de bénéficier de l'intérêt des chercheurs et des historiens».
Pour sa part, M. Mouzaoui a considéré que la réalisation de ce film «consacre le couronnement d'une volonté politique de promotion de la culture amazighe et d'une soif culturelle de production», soulignant que «Si Mohand Ou Mhand a été un communicateur qui a porté la voix et la détresse du peuple algérien».
Le ministre, qui a visité plusieurs projets relevant du secteur de la culture, comme le cinéma Djurdjura et le théâtre de verdure qui seront livrés au courant de cette année, a relevé «le dynamisme culturel» qui caractérise la wilaya de Tizi-Ouzou, appelant les élus locaux à «accompagner cette dynamique qui rayonne au-delà de ses frontières et du pays».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R C
Source : www.lesoirdalgerie.com