Il faut un pouvoir central et des Etats régionaux», a déclaré cet ancien militant du Mouvement national, lors d'une conférence animée à l'université Mouloud Mammeri, à l'invitation du département de langue et culture amazighs. Sur un autre plan, le conférencier a estimé que «la cause berbère a connu un certain essoufflement regrettable». «Il y a comme un fourvoiement et un déraillement de la cause berbère et cela ne doit pas se faire, car elle est notre raison de vivre fondamentale. Certes, beaucoup de choses ont été faites, mais il faut travailler davantage pour le renforcement de la berbérité et son extension à travers le pays», a-t-il ajouté devant des dizaines d'étudiants.
Abordant d'autres aspects, il a estimé qu'au colonialisme français s'est substitué «l'oppression de l'arabisme et du panarabisme». «Nous sommes opprimés dans notre culture. Notre langue et notre histoire sont ignorées. C'est un devoir patriotique de lutter pour rétablir l'Algérie dans ses droits, dans ce qu'elle est dans la réalité.» Selon lui, «la langue arabe a été imposée dans l'intérêt de ceux qui nous gouvernent». «L'arabe classique n'est pas un instrument de communication de la société algérienne. Le système éducatif – qui est d'ailleurs à revoir – restera catastrophique tant que la langue d'enseignement est l'arabe.»
Maître Ali Yahia  a indiqué,  par ailleurs,  que «l'université  de Tizi Ouzou a  été le bastion central du réveil de la question nationale de la berbérité».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A. T.
Source : www.elwatan.com