Tizi-Ouzou - A la une

Peu d'écho à la grève des praticiens de la santé Alors que le syndicat donne un taux de suivi de 80%



Pas la moindre trace d'une grève des médecins, mardi, dans les trois communes d' Hussein-Dey, Belouizdad et Sidi M'hamed à Alger. Les blouses blanches, sur le lieu de travail, ont exercé leur activité le plus normalement du monde. Le sujet de grève n'est pas abordé et ce n'est pas faute de temps. «Non, ça travaille normalement. Pas de grève» affirme une femme médecin, au CHU Nafissa Hamoud (ex-Parnet). Et celle-ci de poursuivre: «De toutes façons, nous, nous sommes des résidentes, nous n'avons pas le droit de faire grève.» Pour le reste, «personne n'en parle ici. Il n'y a pas de grève, ça, j'en suis certaine» lance sa collègue, toutes les deux pressées de se rendre au service de pédiatrie. «Grève' Non, y en a pas ici» affirme, de son côté, un employé de l'établissement sanitaire. Les familles, nombreuses à rendre visite à leurs proches malades, ne ressentent pas les effets du mouvement de débrayage, du moment qu'il n'y en a pas. «Je n'ai rien remarqué, on ne m'a rien signalé» affirme, un homme, la cinquantaine. Un autre considère que «ce n'est pas le moment de reprendre ces histoires de grève. Ça ne mène à rien sauf à nous saper le moral». A quelques mètres du CHU Nafissa Hamoud, une polyclinique peu visible pour les passagers est bondée de monde. C'est peut être qu'il n'y a pas assez de médecins. «Non, il n'y a pas manque de médecins. C'est la même chose que les autres jours» affirme la réceptionniste. Et un des patients de dire : «Depuis que je suis ici, je n'ai rien vu qui indique un mouvement de grève». Pour l'agent de sécurité, à l'entrée de l'établissement, «c'est juste des rumeurs. Y a pas de grève ici». A l'établissement Bouchenafa, dans la commune de Belouizdad, l'ambiance est pratiquement la même si ce n'est qu'il y a plus de malades pour cause, notamment, de problèmes de grippe et d'allergie. Là aussi, il n'y a pas de grève, selon les propos tenus sur place par des agents de sécurité et des infirmières. Les médecins sont dans leur cabinet, recevant les malades et prescrivant des ordonnances. Ça ne parle pas de grève. Au CHU Mustapha, l'ambiance est tout à fait ordinaire. Pas de sit-in, pas de pancartes, pas de services de police pour empêcher un quelconque mouvement de protestation. «Ici, de toutes les façons, il n'y a rien. Tous les services travaillent normalement». Contacté par téléphone, le président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (Snpsp), affirme que c'est normal que la grève ne soit pas largement suivie par les praticiens de la santé au CHU, pour la simple raison que ces derniers y sont «minoritaires». Selon Dr Lyes Merabet, «au CHU, c'est plus les maîtres assistants et autres corps dépendants d'autres organisations syndicales qui assurent l'activité». Les autres, précisons le, sont des résidents et ceux là, comme mentionné plus haut, n'ont pas le droit de faire grève. Aussi, considère Dr Lyes Merabet, s'il n'y a pas grève à Belouizdad et Hussein Dey, cela ne veut pas dire qu'elle n'est pas suivie ailleurs : «Alger, ce n'est pas que Belouizdad et Hussein Dey». Ainsi, soutient-il, la grève des praticiens, hier, était suivie à 70%. Au niveau national, le taux est amené à 80%. Difficile de confirmer ces chiffres en l'absence d'une institution chargée de suivre l'évolution de tous les mouvements de grève. Et si possible, faire des lectures et des analyses aidant à éclairer l'opinion publique sur ces conflits sociaux et autres.
K. M.

3 citoyens blessés par des individus armés entre Tizi Ouzou et Maatkas
Trois citoyens ont été blessés dans la soirée de lundi dans un faux barrage monté vraisemblablement par un groupe de malfaiteurs armés, sur la route menant du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou vers la localité de Maatkas, près du village Tleta. Selon des sources sécuritaires qui ont fait part de cette information, quatre personnes roulaient à bord d'un véhicule en direction de Maatkas quand trois individus encagoulés et armés leurs intimaient l'ordre de s'arrêter. Ordre qui n'a pas été exécuté par le conducteur qui a pris la décision d'accélérer pour prendre la fuite, mais les agresseurs ont fait usage de leurs armes, blessant trois des quatre occupants du véhicule. L'un des blessés a été gravement touché par les tirs des assaillants, alors que l'on annonce des blessures légères pour les deux accompagnateurs. Les trois victimes ont été évacuées au CHU Nedir-Mohamed de Tizi Ouzou où elles ont été prises en charge par le personnel médical et paramédical du service des urgences.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)