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Ouacif (Tizi Ouzou) Les travailleurs de l'IAIG tirent la sonnette d'alarme



Ouacif (Tizi Ouzou)                                    Les travailleurs de l'IAIG tirent la sonnette d'alarme
Ils sont des milliers de personnes à Tizi Ouzou à faire vivre leurs familles en travaillant dans le cadre du dispositif IAIG (indemnité d'activité d'intérêt général) en contrepartie de 3000 DA par mois.
Dans une déclaration rendu publique, des travailleurs de la daïra de Ouacif disent notamment : 'Nous, travailleurs, percevant une indemnité d'activité d'intérêt général au niveau des différentes structures administratives relevant de la daïra de Ouacif, venons respectueusement vous exposer le problème de notre statut qui demeure inchangé et qui nous lèse d'année en année, nous contentant de vagues promesses et de probables changements qui tardent à voir le jour.' En effet, il s'agit de chômeurs, pères de famille, orphelins, handicapés aptes à travailler qui sont recrutés dans les mairies, les écoles et autres administrations. 'Nous sommes très nombreux à vivre ce calvaire, depuis des années, car si beaucoup d'entre nous avons été engagés en 2001, d'autres par contre l'ont été vers la fin des années 90 en percevant une indemnité de 3000 DA mensuellement', lit-on encore dans le même document. 'Notre situation demeure inchangée, alors qu'il y a des évolutions très appréciables et très légitimes, soit au niveau du statut dont la régularisation et l'intégration ou au niveau des salaires dont des indemnités qui dépassent de loin la modique somme qui nous est versée chaque mois et qui est juste suffisante pour nos déplacements vers nos lieux de travail', ajoutent les protestataires. Pour un salaire de misère, les employés IAIG se retrouvent à trimer quotidiennement plus que les quatre heures réglementaires : 'Nous travaillons pour l'écrasante majorité d'entre nous plus que les quatre heures réglementairement prévues et nos tâches sont consistantes et pas seulement complémentaires ou activité d'appoint.
Nous osons dire que nous les assumons avec sérieux, abnégation et courage.' Avec seulement 3000 DA par mois, l'on peut facilement imaginer la précarité dans laquelle ils vivent et l'on se demande même comment ils arrivent à subvenir aux besoins les plus élémentaires de leurs familles.
Ces travailleurs concluent leur document en lançant 'un cri de détresse pour que toutes les autorités concernées se penchent sur notre cas pour y apporter les solutions idoines'.
S B
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