Tizi-Ouzou - A la une

"On est inquiet"



A Tizi Ouzou, les citoyens sont inquiets de la tournure que prennent les évènements qui secouent la vallée du M'zab.Dans cette contrée de l'Algérie, les populations ont vécu des évènements tragiques qui leur ont beaucoup appris. Tizi Ouzou a été, plusieurs fois, embrasée par des troubles.Aujourd'hui, les gens interrogés sur les affrontements que vit Ghardaïa, cette belle région d'Algérie, se disent sentir des frissons. Des séquelles que le temps peine à effacer.Interrogé, un enseignant profite pour appeler les gens de Ghardaïa à regarder vers l'avenir. «Les gens devraient penser plutôt à aplanir les conflits pour que leurs enfants ne les trouvent pas. La sagesse populaire amazighe a de tout temps privilégié cette idée. Ne jamais laisser la malédiction aux générations futures. Et, pour cela, il faut toujours faire des concessions.»D'autres personnes trouvent que les causes de ces affrontements ne sont pas seulement ethniques. Beaucoup de facteurs conduisent à des tensions entre les communautés. «Observer plutôt les disparités du point de vue économique. Ça pourrait en être la cause principale.Le reste n'est que des prétextes déclencheurs. Il faut toujours un détonateur mais c'est toujours la bombe qui explose, les différences ethniques ont toujours été là et les populations ont toujours vécu en harmonie dans toutes les régions d'Algérie», nous explique un autre citoyen intercepté chez le marchand de «zalabia».La rue à Tizi Ouzou est inquiète. Plus que d'autres, c'est la région qui a le plus souffert des troubles. Les retards engendrés sont multidimensionnels. Elle accuse un retard économique inouï. D'autres avis tendent à minimiser les choses. «Ce qui se passe à Ghardaïa n'est pas spécifique à l'Algérie.Les mêmes causes engendrent les mêmes effets dans tous les pays du monde. Même les plus développés. Aux Etats-Unis comme en France, en Allemagne comme en Russie, des évènements du genre éclatent souvent» affirme Saïd, commerçant.Devant l'ampleur des évènements, tous les citoyens interrogés étaient O.K. pour des actions afin de faire revenir le calme à Ghardaïa. «S'il faut qu'on aille là-bas pour empêcher les affrontements, je suis partant. Une chose est certaine, l'Algérien est jaloux de son pays.On s'entre-tue entre frères mais l'ennemi peut d'ores et déjà désespérer, on ne laissera personne toucher à l'Algérie, certains en ont déjà eu la preuve» rappelle Aâmi Saïd ancien moudjahid.


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