Tizi-Ouzou - A la une

On a MARCHé POUR LA SéCURITé



On a MARCHé POUR LA SéCURITé
Les manifestants pour plus de sécurité ont déployé de nombreux slogans comme «criminalité, injustice, y en a marre»Un crime a eu lieu en plein centre-ville, au boulevard Krim-Belkacem et en plein mois de Ramadhan.Encore une fois la population est descendue dans la rue, hier, à Tizi Ouzou, dans une énième manifestation pacifique visant à revendiquer plus de sécurité. Ils étaient près d'un millier de citoyens principalement des habitants de la ville de Tizi Ouzou à avoir battu le pavé de la Nouvelle-Ville vers l'ancienne ville afin de clamer haut et fort la nécessité de mettre un terme à la multiplication des assassinats dus aux actes de banditisme. Ainsi, après que la Kabylie a vécu son premier mois de Ramadhan sans attentats terroristes depuis des années, le banditisme semble avoir pris le dessus. Même si pour l'instant du moins, la situation n'incite point à l'alarmisme ou à une inquiétude démesurée, il n'en demeure pas moins qu'il y a toutefois des cas qui méritent que la sonnette d'alarme soit tirée. D'autant plus que très souvent les agressions à l'arme blanche et les meurtres sont engendrés par des rixes banales sans aucun enjeu.Une simple mésentente avec un gardien de parking et on se retrouve en face de deux vies détruites, l'une par assassinat et l'autre emprisonnement presqu'à vie. Plusieurs actes similaires ont eu pour scène les trottoirs qui font office de parkings, sauvages faut-il le rappeler. Quand un automobiliste refuse de payer, le gardien de parking est vite gagné par un accès de colère et en un clin d'oeil, un drame survient. C'est donc dans la même lignée que les dizaines d'autres marches qui ont eu lieu un peu partout à Tizi Ouzou, notamment au début du terrorisme, mais aussi lorsque le phénomène des kidnappings d'hommes aisés avait commencé à semer la terreur dans les villages, qu'hier, d'autres citoyens ont marché.Les manifestants pour plus de sécurité ont déployé de nombreux slogans comme «criminalité, injustice, y en a marre», «agissons ensemble contre l'insécurité», «nos quartiers ne sont pas sécurisés», «nous demandons la justice», «non à l'impunité», «non à la violence, oui à la paix et à la fraternité»... Les manifestants se sont regroupés à la Nouvelle-Ville, non loin du lieu-dit la Tour avant de s'ébranler vers l'université de Hasnaoua, le stade du 1er Novembre, la rue Lamali, le boulevard Abane-Ramdane puis Larbi-Ben Mhidi.Le point de chute de ladite marche a été la cour de Tizi Ouzou où se trouve également le siège de la sûreté de wilaya du chef-lieu. Ce sont d'ailleurs les services concernés au niveau de la sûreté de wilaya de Tizi Ouzou qui ont réussi à mettre la main sur les personnes qui ont un lien avec le crime qui a motivé l'organisation de cette marche de dénonciation de la violence. La victime n'avait que 42 ans, quand elle a été arrachée cruellement aux siens. Après enquête et investigation, les services de la police sont parvenus à arrêter neuf personnes impliquées, placées toutes sous mandat de dépôt. Ce crime a eu lieu en plein centre-ville au boulevard Krim-Belkacem et en plein mois de Ramadhan, censé être une période de grande piété et de clémence. Mais la réalité du terrain est tout autre puisque durant le mois de Ramadhan, le nombre de bagarres enregistrées quotidiennement dans la wilaya de Tizi Ouzou a battu tous les records de l'année. Sous l'effet de la faim et de la soif et du manque de nicotine, des citoyens ne cessaient de vociférer à longueur de journée pour un oui ou pour un non. Et parfois, on en arrive aux mains pour des sornettes.Même après le ftour, la tension ne baissait guère et continuait à perturber sournoisement les soirées des citoyens. A maintes reprises, la sonnette d'alarme a été tirée par des spécialistes à l'occasion de colloques scientifiques sur la violence en Algérie. Depuis plus de dix ans, le phénomène de consommation de la drogue a pris de l'ampleur dans les quatre coins de la wilaya. Le regain de violence urbaine et même dans les villages n'est pas du tout étranger à la consommation des stupéfiants, faut-il le rappeler. Pour revenir à la marche d'hier, on a appris qu'une délégation des manifestants a été reçue par le procureur général près la cour de Tizi Ouzou.
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