Tizi-Ouzou - A la une

« Nous devons compter sur nos potentialités »



« Nous devons compter sur nos potentialités »
à l'issue de sa visite de travail dans la wilaya de Tizi Ouzou, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a animé une rencontre avec les opérateurs économiques et les membres de la société civile des wilayas de Tizi Ouzou, Boumerdès, Béjaia et Bouira. Une rencontre qui a permis au Premier ministre, accompagné des ministres de l'Intérieur, de l'Industrie, de la Jeunesse et des Sports, de la Santé et des Affaires religieuses de prendre connaissance des doléances et préoccupations des présents. Il a, à l'occasion, rappelé que l'Algérie se doit de compter sur ses enfants et ses potentialités pour sortir de la crise. Sellal dira, à cet effet, que « pouvoirs publics et investisseurs doivent faire preuve d'une grande solidarité tant l'Algérie recèle d'énormes potentialités dans tous les secteurs ». Le Premier ministre a insisté sur la transparence qui doit prévaloir dans les relations entre les partenaires et les pouvoirs publics mais aussi entre les partenaires eux-mêmes. Rassurant, malgré les difficultés auxquelles fait face le pays depuis la chute du pétrole en 2014, il soulignera que « le dernier rapport du FMI nous a confortés dans la gestion économique du pays qui a su résister au choc pétrolier ». « C'est grâce aux programmes initiés par le président de la République », relèvera Sellal, en appelant l'Algérien à redonner au travail sa vraie valeur. « Nous devons remettre les choses à leur place et redonner au travail sa véritable valeur et sa noblesse », insistera-t-il. Il notera, par ailleurs, qu'il n'est pas normal que l'on « parte en retraite à l'âge de 40 ans. La retraite doit être prise dans ses termes légaux qui sont de 60 ans surtout qu'aujourd'hui l'espérance de vie est de 75 ans pour les hommes et de 76 pour les femmes. Ces départs à la retraite à un âge relativement jeune affectent la CNR dont les caisses ont été renflouées par la CNAS ». Abordant l'ordre du jour de la prochaine tripartite, prévue dimanche prochain, il dira que « trois points sont à l'ordre du jour de la rencontre avec nos partenaires, à savoir l'investissement et donc la relance économique, la structuration de l'économie du pays et la politique de croissance ». Le Premier ministre a indiqué que « le pays se doit de traverser dans les meilleures conditions les trois années difficiles qui nous attendent ». L'hôte de Tizi Ouzou a en outre souligné que la politique prônée par le président de la République fait « qu'aujourd'hui les réserves de change nous permettront de tenir encore 3 à 4 ans en dépit de la chute des recettes provenant de l'exportation des hydrocarbures ». Ce n'est pas pour autant, selon lui, que le pays doit « continuer dans sa politique de tout import ». Il rappellera que le gouvernement s'est fixé un seuil à ne pas dépasser en matière de dépenses mais aussi en matière d'importations. « L'objectif du gouvernement est de réduire les importations à moins de 30 milliards d'euros », annoncera Sellal. Le Premier ministre a également abordé la règle 51/49. « C'est un faux problème, cette équation est favorable aux investisseurs algériens », dira-t-il. Il insistera sur la nécessité de voir les vieux réflexes de l'administration et des banques bannis définitivement. « Nous ne pouvons plus continuer à gérer avec de vieux réflexes avec l'esprit de la GSE. Nous devons être plus performants et plus percutants et surtout plus entreprenants. Tout acte d'investissement nécessite de l'audace de part et d'autre. Il n'est pas normal que les banques continuent d'exiger les motivations d'un dépôt ou d'un retrait d'argent », plaidera-t-il. Sellal est aussi revenu sur la question de la limitation des importations de véhicules en déclarant que « nous devons aussi avoir notre industrie automobile qui doit répondre non seulement aux besoins locaux mais aussi dégager des perspectives à l'exportation. » Il a souligné de la nécessité de la confiance qui doit régner entre les Algériens et leur gouvernement. Pour lui, la création de richesse par la création d'entreprises doit être encouragée. « Je suis heureux d'annoncer que plus de 24.500 entreprises ont été créées en Algérie ces dernières années ». Et de rappeler la politique de l'Etat vis-à-vis des créateurs de richesse. « Nous ne sommes pas contre ceux qui veulent gagner de l'argent mais cela doit se faire dans la transparence. Nous ne sommes contre personne. Ce qui compte une fois de plus c'est la confiance mutuelle ».Tout en reconnaissant les difficultés liées au foncier industriel, il soutiendra que l'économie se doit de tourner vers l'avenir. « Nous envisageons pour 2019 des exportations de l'ordre de 15 à 20 milliards d'euros hors hydrocarbures en ciblant notamment tous les marchés mais plus particulièrement le marché africain qui reste pour nous un marché d'avenir ». A ce propos, il a annoncé, pour la m- novembre prochain, la tenue d'une rencontre algéro-africaine des investisseurs. Il a mis l'accent sur les potentialités du pays en affirmant : « nous sommes un grand pays, nous devons voir grand et nous élever au niveau des grandes nations en matière économique, en diversifiant nos richesses, notre production et en comptant sur nos propres moyens et nos potentialités. » Le chef de l'exécutif a indiqué que l'économie nationale « se doit de se tourner vers une économie numérique, une économie de la connaissance et de la science ». Par ailleurs, le Premier ministre a souligné que « l'Etat ne reviendra pas sur son caractère social », relevant que « même avec des révisions ou des correctifs possibles, l'Etat assurera les transferts sociaux ». Lors de son intervention, le Premier ministre a annoncé la réalisation d'une usine de fabrication d'hélicoptères avec un partenaire étranger. il indiquera que cette unité produira dans un premier temps 100 appareils pour l'exploitation intérieure en attendant l'exportation. Sellal a indiqué que « c'est là le fruit d'une action de partenariat qui dénote que l'Algérie est un pays solvable. » Sellal a tenu à rassurer les intervenants quant à la prise en charge de leurs préoccupations. « Même si les temps sont quelque peu difficiles, le président de la République et le gouvernement vous soutiennent et vous rassurent dans vos démarches de création de richesse à même de sortir le pays et son économie de la dépendance aux hydrocarbures. Mais, en contrepartie, nous comptons sur vous pour développer au maximum les capacités de production et d'intégration du produit algérien », souligne-t-il.
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