Tizi-Ouzou - A la une

"Non au prolongement du règne d'el-îssaba"



Des centaines d'étudiants de l'université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, appuyés comme à l'accoutumée par d'autres centaines de citoyens, ont pris part, hier, à la 49e marche du mardi pour réclamer, une fois de plus, le départ de tous les symboles du système et l'instauration d'un nouvel ordre démocratique et de justice sociale.Tout comme lors de la marche de vendredi dernier, la foule, qui, à 11h, a démarré sa marche depuis l'entrée du campus Hasnaoua, a d'emblée exprimé son rejet du projet de la nouvelle Constitution annoncée par Abdelmadjid Tebboune. "Ni dialogue, ni négociation, ni Constitution. Le peuple est souverain, le pouvoir lui appartient", lit-on sur une large pancarte brandie en tête de la marche par des manifestants qui scandaient des slogans exprimant la non-reconnaissance du nouveau Président qu'ils qualifient d'"illégitime".
"Intikhabat zewertouha, Raïs matchi char3i" (Les élections, vous les avez trafiquées, le président n'est pas légitime), scandaient les manifestants rejetant ainsi pêle-mêle toutes les initiatives entreprises depuis l'installation de Tebboune à la tête de l'Etat. Sur trois banderoles déployées, la foule a résumé tout l'esprit de leur manifestation, voire de la révolution populaire. "Non au prolongement du règne d'el-îssaba", "Pour l'application des articles 7 et 8", "Pour une transition démocratique", lit-on sur ces banderoles aux côtés desquelles de nombreuses pancartes reprennent des messages de dénonciation des pratiques du pouvoir.
Confectionnées sous forme de panneaux du code de conduite automobile, ces pancartes abordent tous les dérapages du pouvoir, notamment la répression qui continue de s'abattre systématiquement sur les militants du mouvement populaire. "Stop à la dictature", "Halte à la répression", "Faites vos valises", "Cédez le pouvoir", "Votre chemin est sans issue", "Priorité au peuple", lit-on sur ces pancartes brandies les unes à côté des autres tout au long de la route.
Poursuivant sa marche suivant l'itinéraire habituel menant vers la place de la Bougie et tout au long duquel, des passants venaient grossir ses rangs, la foule alternait entre "Siyada chaâbiya, marhala intikalia" (Souveraineté populaire, période de transition) et "Abane Ramdane, architecte de la Révolution, a laissé un slogan indiscutable : Etat civil et non militaire", à travers lequel les manifestants réaffirment cet attachement profond au projet d'Abane et aux principes de la Soummam.
Comme à chaque marche, de nombreux portraits de détenus d'opinion et de slogans réclamant leur libération ont été brandis lors de cette 49e marche.

Samir LESLOUS
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