Tizi-Ouzou - A la une

"Non à des élections sous la terreur et la répression !"



Les manifestants n'ont pas raté l'occasion d'épingler la prestation, qui frisait le ridicule, du chef de l'Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, devant le président russe, Vladimir Poutine.Hier, les rues empruntées par les participants aux marches populaires du vendredi à Tizi Ouzou se sont avérées trop exiguës pour contenir la marée humaine qui a envahi la ville des Genêts. La colère provoquée par la prestation, qui frisait le ridicule, du chef de l'Etat par intérim, Abdelkader Bensalah devant le président russe, Vladimir Poutine, n'a pas manqué, hier, de pousser davantage d'habitants à venir grossir les rangs de la foule comme le montrent si bien les nombreuses pancartes brandies à l'effet de le dénoncer, et sur lesquelles on pouvait lire entre autres : "Chez Poutine, Bensalah, nous prend pour des biches, nous nous allons le renvoyer dans sa niche", "Bensalah, le peuple ne te pardonnera jamais de l'avoir rabaissé devant Poutine ! Dégage"?
Sur les centaines de banderoles et pancartes brandies aux côtés du drapeau national et de l'étendard amazigh, qui étaient présents en grand nombre, on pouvait lire les messages épinglant Bensalah et ceux exprimant le rejet des élections. "Non à des élections sous la terreur et la répression", "L'élection de décembre est l'?uvre de ceux qui n'ont ni légitimité ni légalité et qui veulent donner de la légitimité aux autres", "Non à la loi sur les hydrocarbures, non aux élections sans transition, l'Algérie n'est pas à vendre", "Avant d'aller aux urnes, chassons d'abord les guêpes de la ruche", est-il écrit sur certaines d'entre elles.
En première ligne d'un imposant carré, une large banderole reprend les grands axes de la charte pour l'Algérie libre et démocratique. "Alternance démocratique, séparation des pouvoirs, liberté de culte et de conscience et non-politisation du religieux, égalité homme-femme, respect des droits humains, identité nationale récupérée, rôle de l'armée=mission constitutionnelle", lit-on sur cette banderole qui pose comme préalable à la transition, de mettre au musée de l'histoire le FLN et l'UGTA et la mise à l'écart des partis du pouvoir et leurs organisations satellites. Sur une autre banderole, des citoyens s'inquiètent du devenir du mouvement populaire.
"Où va le peuple sans une nouvelle élite politique propre. Pour un leadership en urgence", lit-on sur leur banderole. À la tête d'un autre imposant carré, on aperçoit le fils de Lakhdar Bouregâa accueilli en héros à Tizi Ouzou où de nombreuses pancartes saluant son courage et sa bravoure sont déployées aux côtés de nombreux autres portraits de détenus et de pancartes appelant à leur libération immédiate.

Samir LESLOUS
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