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Mohamed Saïd, SG du PLJ, hier, à Tizi Ouzou 'Ce sont les anciens partis qui ont pourri le climat politique'



Mohamed Saïd, SG du PLJ, hier, à Tizi Ouzou                                    'Ce sont les anciens partis qui ont pourri le climat politique'
Invité hier de l'émission hebdomadaire 'Tizi Forum' diffusée par la radio locale Tizi Ouzou, Mohamed Saïd Belaïd, secrétaire général du Parti pour la liberté et la justice (PLJ), a déclaré que certains axes du PLJ ne sont autres qu'une 'actualisation' d'axes tracés par le parti Wafa, interdit d'agrément et créé par l'ancien ministre Ahmed Taleb Ibrahimi. Wafa, un parti de la mouvance islamiste avec lequel Mohamed Saïd, l'un des membres fondateurs, a appris, dira-t-il, 'à ne jamais baisser les bras lorsqu'on défend une cause. Il faut aller jusqu'au bout. J'estime que l'interdiction de ce parti est une injustice et je le revendique car nous n'avons pas eu de membres de l'ex-FIS au sein de ce parti contrairement à ce qui a été dit par l'ex-ministre de l'Intérieur'. Tout en se revendiquant du côté de 'l'opposition constructive qui vise à avancer les choses sur le plan politique, économique et social', le SG du PLJ a estimé qu''un nationaliste ne peut pas être contre l'islam et un islamiste ne peut, lui aussi, être contre sa nation, toutefois nous au PLJ, nous sommes contre l'instrumentalisation de la religion à des fins politiques. L'islam est aussi une force de progrès, un moteur de la société lorsqu'il est interprété suivant un précepte moderniste', cherche-t-il à convaincre. Et d'ajouter que 'je suis pour l'application de la loi selon les principes de l'islam'. Abordant les prochaines élections législatives le SG du PLJ estime que ce rendez-vous électoral reste un important 'virage' à négocier afin de créer le changement et d'approfondir le processus démocratique tout en revendiquant un front de surveillance des élections. Evoquant le paysage politique actuel, Mohamed Saïd dira que 'ce sont les partis politiques déjà existants qui ont pourri le climat politique en Algérie. Nous, les nouveaux partis, nous avons malheureusement hérité d'une situation politique très difficile et nous ferons avec pour aspirer au changement', s'est exclamé l'orateur avant d'exprimer son idéal pour un 'régime parlementaire spécifique bâti sur le socle de la réconciliation nationale. Je prends pour modèle politique celui de la Suède. Ce pays est géré en alliance, par le gouvernement, le patronat, les syndicalistes et les coopérateurs, une association idéale pour un pays stable', a estimé le SG du PLJ. Evoquant le Printemps arabe et son impact sur l'ouverture politique en Algérie et l'engagement des réformes par le Parlement, l'intervenant avoue que 'le Printemps arabe a sûrement eu des retombées en Algérie, ce qui s'inscrit dans l'évolution géopolitique des évènements. Le Printemps arabe a accéléré et imposé cette démarche. Il y a un vent de liberté qui souffle sur le monde arabe. Les choses ont évolué. Ce n'est plus les régimes qui créent le changement mais plutôt les peuples, ce qui est nouveau dans l'histoire contemporaine du monde arabe'. Enfin, Mohamed Saïd a revendiqué la création d'un front pour dénoncer la criminalisation du colonialisme en Algérie et exiger réparation .
K.T
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