
Mohamed Benhamou, le président du parti El Karama, candidat déclaré à la prochaine présidentielle, est déjà en campagne et ne cache pas ses prétentions et, surtout, exige presque de ses prochains adversaires pour la course à la magistrature suprême de s'engager à travers un pacte pour la promulgation d'une amnistie générale. Pas moins !Ainsi, à partir de la tribune qui lui était offerte hier, à Tizi-Ouzou, Mohamed Benhamou s'est ouvertement prononcé, aussi haut et fort qu'il le pouvait, contre «la fin du système», une revendication que portent parfois même ceux que ce même système a enfanté.Pour le numéro un d'El Karama, dont l'ambition débordante a fait sourire plus d'un dans la petite salle de la maison de la culture de Tizi-Ouzou, la rupture avec le système en place depuis l'indépendance n'est, d'ailleurs, pas possible pour la simple raison que cela induirait «l'exclusion, un danger qui peut mener au pire», à suivre son raisonnement. Pourtant, quelques minutes auparavant, dans son introduction à son laïus d'un peu plus d'une demi-heure, il concédait que l'instinct de conservation du pouvoir est dangereux.L'instinct de conservation du koursi qu'étalent des tenants du pouvoir, sans nommer quiconque. Il voulait parler, à ce moment, des conséquences de la maladie du président de la République «qui a fait naître beaucoup de suspicion».De la prochaine élection présidentielle, qu'il a qualifiée d'exceptionnelle, même s'il a décidé d'en être, il a tout de même avoué qu'elle ne sera pas totalement transparente. Il a donc décidé d'y aller, mais pas comme d'autres, avertit-il, qui ont besoin d'un feu vert. De la part de qui ' Il n'en dira mot. Puis à Benhamou, qui ne veut ni ne peut rompre avec le système, d'appeler à aller vers «une deuxième République» et de militer pour que soit mis fin à cette tendance qui veut que l'on aille «chercher des présidents dans des congélateurs».Il en a dit des choses le président d'El Karama devant les Tizi-Ouziens, mais ceux-ci ont-ils vraiment compris son discours, lui qui veut, d'une part, l'instauration d'une deuxième République, et de l'autre, prène la continuité avec le système en place '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Azedine
Source : www.lesoirdalgerie.com